Pink Martini : A Night avec du vrai pop rock






Après avoir terminé sur de bonnes notes leur concert au programme du 44e festival international de Hammamet, les artistes de Pink Martini, venus des USA, ont dû revenir sur scène pour répondre à la demande d’un public séduit et saisi, deux heures durant. Et sur le fond d’«Una notte a Napoli», tout le monde ou presque s’est éclaté et a dansé… à plaisir…


 


De la facture et du genre de ce concert qui a meublé la soirée de mardi dernier, il n’y en a pas eu plusieurs dans nos murs depuis belle lurette. Une soirée digne d’un festival international qui se veut respecté et qui se veut dans la continuité. A preuve : le théâtre de poche du Centre culturel était plein comme un œuf et les mélomanes de tous âges et de diverses nationalités ont été enchantés, la tête aux anges. Ils n’ont certainement pas regretté de se déplacer jusqu’à la ville du jasmin. Le groupe, très à l’aise sur la terre de Hammamet, a été à la hauteur des attentes. Les attentes d’un public connaisseur et distingué. Outre leurs musiques qui valsent sur tous les tons et dans toutes les langues, il y a eu un brin d’humour. Et beaucoup de communication dans la langue de Shakespeare.


Au programme : des musiques du monde travaillées sur un matelas de notes latines très personnelles. Le public ravi a eu droit à une flopée de rythmes venant du jazz, du lounge et du classique, du moderne et du sophistiqué. Les Bolero, Tempo perdido, Anna, Sympathique, Lilly, Mar Desconcido, Taya Tan, Flying squirrel et autres Brazil étaient un plaisir pour l’oreille. Des extraits d’une musique universelle comme on aime. Comme on aime tant « Bokra ou b’âdou » de l’éternel Abdelhalim Hafedh. C’était une petite merveille que tout le monde a applaudi. Que tout le monde a repris presque en chœur. Et qui a rappelé à tous et à toutes la grandeur du Rossignol brun de l’Egypte artistique du siècle dernier.


Le leader de la formation, Thomas Mack, ses huit musiciens (au violon, au violoncelle, à la trompette, à la guitare,  à la basse, à la batterie, aux percussions) et leur China Faith bien aimée au chant, ont offert une palette royale à leur public tunisien qu’ils rencontrent pour la première fois. De son côté, le public de Hammamet n’oubliera pas demain ou le lendemain ce rendez-vous avec la créativité qui l’a envoûté. Et qui l’a marqué.


 

Z.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com