Victoria Abril: «Ô lala…»






Victoria Abril sera ce soir la reine de Hammamet. Son royaume est fait de mots d’amour teintés de flamenco sur un fond de ritournelles françaises. Une soirée où les cœurs battront haut et fort avec la voix suave de cette belle madrilène.


 


Les grandes soirées s’enchaînent de Carthage à Hammamet et le mercure continue à monter avec chaque artiste. Ce soir, quand Carthage accueillera la belle voix du Liban Majda Erroumi - une véritable artiste à l’ère des chansons sandwichs et des chanteurs kleenex - la prestigieuse scène du festival international de Hammamet accueillera à son tour une autre grande artiste, la superbe espagnole Victoria Abril. Une touche-à-tout qui porte son art dans son cœur et son âme. Presque la cinquantaine, elle n’a rien perdu de son charme, de son enthousiasme, de sa joie de vivre… avec un grand sourire, elle trône ici et là sur les affiches des films et ces derniers temps sur ceux des concerts. Comédienne à ses débuts, Victoria Abril s’est fait vite remarquer à l’âge de seize ans grâce à «Obsession» de Francisco Lara Polop, sorti en 1975. Un joli premier passage réussi au cinéma qui lui a valu juste après de prestigieux et grands rôles avec l’un des monuments du cinéma espagnol et international Pedro Almodovar. Artiste généreuse et pétulante devant la caméra, elle est devenue la comédienne fétiche non uniquement d’Almodovar mais de toute une génération de réalisateurs qui apprécient son talent hors pair dont on cite José Luis Borau, Carlos Saura et Peter Greenway. Repérée par le producteur Pierre Edelman après son succès fou dans «Cambio de sexo» où elle a campé à merveille le rôle d’un jeune homme efféminé, la belle Espagnole a choisi de conquérir les cœurs des Français. Alors et sans hésitation et sur l’invitation de ce producteur, elle a débarqué sous le ciel parisien où elle a confirmé de nouveau que c’est une véritable étoile grâce à ses rôles dans «La lune dans le caniveau», «Casque bleu», «Gazon maudit» etc. Entre temps, Victoria Abril n’a pas manqué de jouer dans «La loi du désir», «Attache-moi !», «Tout sur ma mère», «Talons aiguilles»…, de présenter des émissions à la télévision espagnole et de continuer sa formation en tant que danseuse classique. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette Espagnole qui, en chantant «Luna Negra» dans un générique et en interprétant le rôle d’un ange transformé en chanteuse dans «Sans nouvelles de Dieu», la comédienne a fasciné ceux qui l’ont écoutée et vue dans ces deux films. Et voilà, juste après deux ans et demi que Victoria Abril eut surpris son entourage et le grand public en lançant son premier album qui rend hommage à la musique brésilienne, spécialement à la bossa nova. Un album qui a beaucoup enchanté les passionnés de ce genre et a ouvert de nouvelles scènes pour cette artiste qui a choisi de partager son temps entre les plateaux de tournage et les studios d’enregistrement… Et, «Ô lala», son deuxième album, n’a pas tardé à voir le jour où les chansons d’amour françaises sont reprises par la voix suave de cette Espagnole sur un fond de flamenco. «Les chansons d’amour que l’on me chantait à l’oreille lorsque j’ai débarqué à Paris, il y a 25 ans… Des auteurs qui m’ont appris en musique à lire et à écrire le Français, à mettre des mots justes sur mes sentiments…» a noté l’artiste en guise de présentation de son album sur son dossier de presse. Pour cet unique rendez-vous tunisien, qui s’inscrit dans le cadre de sa tournée, elle sera accompagnée de six artistes et quatre techniciens… Pour le menu de la soirée, le public savourera la version flamenca des jolies chansons d’amour qui ne manquent pas d’humour comme «Le jazz et la java», «Mes hommes», «Jolie Môme», «La vie en rose», «Les nuits d’une demoiselle» et d’autres classiques qui ne cessent toujours de faire notre bonheur. De Brassens, Nougaro, Barbara, Gainsbourg, Vian… et de Piaf… vraiment «Ô lala» !


 

Imen ABDERRAHMANI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com