LA REVUE HEBDOMADAIRE DES MARCHES au 01/08/2008: Les tensions sur les prix s’atténuent en Tunisie…






* BVMT: Balance relativement équilibrée au delà des 3000 points… (3037,52 pts)…


* Le Tunindex continue sur sa lancée…


 



Tahar El Almi*


 


…L'euro déprimait face au dollar….. , les cours du brut restent en repli… le secteur industriel de la zone euro s'est contractée… dégradation du marché de l'emploi aux Etyatgs-Unis… le marché mondial de l’automobile déprime… CARTHAGO CERAMIC (groupe Poulina), va élargir sa gamme pour s’ouvrir sur des nouveaux marchés…


A l’ouverture de la semaine, lundi, le dollar était en petite baisse face à l'euro, dans un marché volatile, les cambistes attendant la publication d'indicateurs américains plus tard dans la semaine, confirmant une reprise de la croissance et l'éloignement du scénario de stagflation. A Wall Street, les actions américaines ont vu leurs gains se tasser vendredi en fin de séance, les investisseurs ayant fait preuve d'une certaine prudence à l'approche du week-end, comme l'illustre le volume d'activité relativement léger de la journée. "Les prix du pétrole ont encore perdu deux dollars pour établir de nouveaux plus bas de sept semaines", fait remarquer un analyste, pour lequel l'orientation positive de vendredi tient avant tout aux bons indicateurs économiques publiés au cours de la journée. Dans l'ordre chronologique, ce sont d'abord les commandes de biens durables qui ont réconforté les marchés. Selon le Département du Commerce, leur hausse a atteint 0,8% en juin, alors que la prévision médiane des économistes tablait au contraire sur une baisse de 0,4%.


En milieu de semaine, le dollar s’est redressé fortement par rapport aux autres devises majeures, gagnant ainsi 0,7% par rapport au yen à 108,2 yens pour un euro, tandis que l'euro cède 0,8% face au billet vert à 1,561 dollar pour un euro. Par rapport au yen, l'euro reste globalement stable à 169,4 yens pour un euro. La monnaie américaine est portée par le brusque repli du cours du pétrole, qui perd ainsi 2,5% à 121,5 dollars le baril à New York, ainsi qu'un indice rassurant concernant la confiance du consommateur américain. L'indice du sentiment du consommateur du Conférence Board est ainsi ressorti à 51,9 en juillet, contre 51,0 au mois de juin. La composante sur la situation actuelle est restée pratiquement inchangée à 65,3 et le sous-indice des anticipations a progressé modérément à 43 en juillet, contre 41,4 points le mois précédent.


A la clôture de vendredi, l'euro déprimait face au dollar vendredi matin, après la publication d'indicateur décevants en zone euro et alors que les cambistes attendaient de nouvelles statistiques américaines sur l'emploi .L'euro reculait aussi face au yen à 167,42 yens contre 168,29 yens jeudi soir .Le dollar baissait aussi face à la monnaie japonaise à 107,58 yens contre 107,87 yens la veille .L'euro a perdu du terrain vendredi matin après la révision à la baisse de l'indice des directeurs d'achat (PMI) du secteur manufacturier : ce dernier aurait baissé un peu plus que prévu en juillet, à 47,4 points contre 49,2 points en juin.


Du côté du marché pétrolier, les cours de ce dernier étaient en repli, les derniers indicateurs économiques aux Etats-Unis allant dans le sens d'un recul de la demande de brut du premier consommateur mondial. Le contrat septembre sur le brut léger américain perd 41 cents, soit 0,33%, à 123,67 dollars le baril et le Brent de la mer du Nord cède 45 cents, ou 0,36%, à 123,53 dollars .Les cours pétroliers avaient déjà perdu plus de 2% jeudi et signé leur mois le moins bon depuis plus de trois ans après des statistiques macroéconomiques américaines jugées décevantes. Sur le mois de juillet, les cours ont perdu 11,4%, leur recul mensuel le plus marqué depuis décembre 2004, alors que le prix du baril avait pourtant grimpé le 11 juillet à de nouveaux records historiques à 147,27 dollars


Au niveau des organisations internationales, les négociations (au siège de l'OMC) pour accroître les échanges commerciaux internationaux ont enregistré des progrès sur des dossiers en apparence inextricables. Des contentieux, sur les subventions aux producteurs américains de coton ou l'ouverture du marché chinois, continuent de rendre incertaine l'issue des pourparlers, fixée au milieu de la semaine. Le cycle actuel de négociations a été lancé en novembre 2001 à Doha, la capitale du Qatar, pour donner un coup de pouce à l'économie mondiale en développant les échanges commerciaux par un nouvel abaissement des droits de douane. A l’OMC, on déclare  « Nous avons raté l'occasion de forger le premier pacte inspiré du nouvel ordre mondial. Nous aurions tous été gagnants. Sans accord, nous perdons tous », estime le Commissaire européen au Commerce et négociateur de l'Union européenne à l'Organisation mondiale du commerce Peter Mandelson dans un entretien au "Monde" daté de jeudi. Les négociations de l'OMC ont une nouvelle fois échoué en raison du désaccord entre les Etats-Unis, la Chine et l'Inde sur les importations agricoles. Les ultimes pourparlers menés mardi à Genève se sont soldés par une impasse. « C'est un revers pour l'ensemble du système commercial international plus important que les seules opportunités d'affaires perdues », souligne M. Mandelson. « Notre prospérité à tous dépend d'un système multilatéral fort, fondé sur des règles. Nous avions besoin d'un succès du cycle de Doha car l'économie mondiale est dans une situation incertaine ».


Conjoncture et régulation: on croit savoir que la Chine utilisera divers instruments, dont les taux d'intérêt, pour réguler sa croissance économique, a indiqué dimanche la banque centrale. Dans un résumé de sa réunion de politique monétaire du deuxième trimestre, la Banque populaire de Chine dit vouloir conserver une position "cohérente" en matière de politique monétaire, le même terme utilisé vendredi lors de la réunion du bureau politique du Parti communiste pour décrire l'orientation de la politique économique pour le reste de 2008. « Des facteurs défavorables dans la situation économique internationale et de graves catastrophes naturelles chez nous s'ajoutent aux incertitudes, mais n'ont pas changé les fondamentaux du développement économique de la Chine », déclare la banque centrale dans un communiqué diffusé sur son site web.


Outre Atlantique, le déficit budgétaire des Etats-Unis atteindrait un montant record de 482 milliards de dollars (306 milliards d'euros) en 2009, le ralentissement économique né de la crise immobilière réduisant les recettes fiscales, annonce la Maison blanche. Cette détérioration de la situation des finances publiques - le déficit est attendu à 389 milliards de dollars (247 milliards d'euros) pour l'année fiscale en cours qui se termine le 30 septembre - compliquera la tâche du successeur de George Bush, que ce soit le républicain John McCain ou le démocrate Barack Obama. « Il a été décidé que remettre l'économie sur pied était prioritaire par rapport à la réduction immédiate du déficit », a déclaré le responsable chargé du budget à la Maison blanche Jim Nussle.


Fondamentalement, les signaux alarmants s'accumulent pour la croissance, avec l'annonce mercredi du plus fort recul mensuel de la confiance économique depuis octobre 2001, juste après les attentats du World Trade Center, et un nouveau record d'inflation qui semble se profiler. L'indice de confiance économique, qui résume l'opinion des chefs d'entreprises et des consommateurs, a perdu 5,3 points comparé au mois de juin, à 89,5 points, selon une enquête publiée par la Commission européenne. C'est son plus bas niveau depuis mars 2003, soit un peu plus de cinq ans, et un recul plus fort que prévu: les analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient en moyenne sur un indice à 93 points. C'est une « horrible » perte de confiance, selon Howard Archer, économiste chez Global Insight, qui cite parmi les causes possibles la hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) le mois dernier, qui a rendu le crédit plus cher, et les craintes d'un nouveau durcissement de la politique monétaire.


Enfin, l'indicateur du climat des affaires (BCI) dans la zone euro a chuté à - 0,21 en juillet, après 0,13 en juin, selon les résultats de l'étude mensuelle de la Commission Européenne. Cet indicateur est ainsi revenu sous la moyenne de long terme pour la première fois depuis septembre 2005.L'institution précise que chacune des cinq composantes de l'indice a reculé, mais que ce sont les perspectives de production et leurs évaluations des commandes qui se sont le plus dégradées.


Dans la zone euro, l’inflation aurait atteint 4,1% en rythme annuel, en juillet. Ce qui constitue une contre performance conformément au consensus des économistes, selon l'estimation instantanée publiée par Eurostat. Les prix à la consommation avaient augmenté de 4,0% en juin dans la zone euro et les économistes interrogés par Reuters anticipaient pour juillet un chiffre de 4,1% en moyenne. L'inflation des Quinze est désormais plus de deux fois supérieure au plafond sous lequel la BCE entend la contenir. La première estimation de l'inflation dans la zone euro publiée par Eurostat n'inclut aucun chiffre détaillé.


Enfin, la Banque centrale européenne (BCE) devrait laisser ses taux d'intérêt inchangés pendant une bonne partie de 2009, alors que l'inflation reste à des niveaux préoccupants et que la croissance semble marquer le pas, selon une enquête de Reuters réalisée auprès d'économistes. Le mandat de la BCE pour assurer la stabilité des prix va être durement mis à l'épreuve dans les prochains mois alors que l'inflation a à nouveau augmenté en juillet et que le sentiment économique a fortement baissé dans la zone euro. Tous les 85 économistes interrogés par Reuters dans cette enquête menée du 28 au 30 juillet anticipent un statu quo monétaire de la BCE, à 4,25%, à l'issue de sa réunion du 7 août, après un relèvement en juillet, le premier en plus d'un an, pour combattre l'inflation. La plupart des économistes estiment que la BCE va être contrainte de laisser ses taux inchangés bien plus longtemps encore. Certaines banques envisagent cependant une poursuite de la hausse de taux d'ici la fin de l'année, motivée par une accélération de l'inflation. L'enquête montre que, globalement, les économistes tablent sur un statu quo monétaire jusqu'au deuxième trimestre de l'année prochaine, période à laquelle l'inflation devrait avoir considérablement diminué, permettant à la BCE de se concentrer davantage sur le soutien à la croissance.


La croissance économique est ressortie en hausse de 1,9% au deuxième trimestre aux Etats-Unis, contre 0,9% au premier trimestre, mais moins forte que les 2% attendus. En outre, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont fortement augmenté la semaine dernière, ce qui ne va pas aller dans le sens d'une augmentation de la demande de produits énergétiques.


Dans l’ensemble de la zone euro l'activité du secteur industriel de la zone euro s'est contractée plus que prévu en juillet, à son plus bas niveau depuis plus de cinq ans, pénalisée par la vigueur de l'euro et la hausse des coûts énergétiques, montrent les résultats définitifs de l'enquête mensuelle RBS-Markit. L'indice d'activité du secteur manufacturier ressort à 47,4 en juillet, au plus bas depuis juin 2003, inférieur aux 47,5 de la première estimation et aux 49,2 de juin. Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une confirmation de la première estimation, à 47,5.La plupart des principales composantes de l'indice ont reculé en juillet, qu'il s'agisse de la production, des nouvelles commandes ou de l’emploi. Par ailleurs, Selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, le taux d'inflation annuel de la zone euro s'établirait à 4,1% en juillet 2008. En juin, le taux était de 4,0%.


 


A TUNIS :


La place de Tunis vit encore au rythme caniculaire, balancée entre une séance unique « inique » et l’introduction en bourse de « POULINA ». Une introduction qui aurait happé le marché dans une zone de survente pour trouver les liquidités et se reporter sur POULINA. Il faut être un fin limier pour augurer les premières séances de cotation du titre auraient une configuration de « rallyes haussiers » du type « cas d’école ».


Lors de l’Assemblée général ordinaire de Tunisair, 2008, M. Nabil Chettaoui, PDG de la société, a indiqué que Tunisair fera appel au Marché Financier à hauteur de 1 milliard de dollars pour financer l'achat des 16 Airbus qu’elle a dernièrement commandés. Tenu par des lettres de confidentialité vis-à-vis des vendeurs, M. Chettaoui ne nous dévoilera pas le vrai montant de la transaction. «Tout ce que je puis affirmer, c’est que le prix catalogue est de l'ordre de 2 milliards de dollars», a-t-il précisé. En réponse à l’un des actionnaires qui s’interrogeait sur l’éventualité du recours au leasing, M. Chettaoui a indiqué que c’est une solution parmi d’autres. D’ailleurs, «les propositions ne manquent pas. Reste-t-il, donc, à trouver la bonne», a-t-il expliqué.



Dans un communiqué de presse, le groupe Poulina Holding annonce qu’il aurait signé des accords de partenariat industriel et commercial avec la société italienne LARIA S.p.a.  Ce partenariat permettra à sa filiale CARTHAGO CERAMIC, producteur de carreaux céramiques pour revêtement mural et pavement de sol, d’élargir sa gamme, de s’ouvrir sur des nouveaux marchés et consolider ainsi son positionnement de leader sur le marché national. En vertu de ces accords, les deux sociétés comptent mettre à contribution leur savoir-faire dans le domaine céramique afin de donner une nouvelle dimension à leur développement en Europe, Afrique et Moyen-Orient. La même source indique que cette association donnera naissance à la société de droit tunisien «LARIA INTERNATIONAL» qui prévoit l’installation de la première usine en Tunisie pour la fabrication de carreaux extrudés pour le pavement et le revêtement mural, en particulier les produits pour piscines, les tops de cuisines, les marches et contre marches et les parois ventilées. De plus, cette nouvelle société permettra la duplication des capacités de production afin de satisfaire ces nouveaux marchés.


L'Union Internationale des Banques (UIB) se propose d’augmenter son capital, prochainement, de 90 millions de dinars et de créer une banque d'affaires. La nouvelle a été annoncée, mardi, à Tunis, par M.Kamel Néji, Directeur Général de l'UIB lors d'une communication financière présentée au siège de l'Association des Intermédiaires en bourse(AIB). Concernant l'augmentation du capital de l'UIB lequel sera porté à 196 millions de dinars contre 106 millions de dinars actuellement, l'objectif de la banque est de reconstituer ses fonds propres et de s'adapter aux règles de Bâle II, notamment pour ce qui a trait au respect du nouveau ratio des fonds propres "Mac Donough", exigé par le comité de Bale. Il convient de rappeler que ce dispositif prudentiel de gestion du risque bancaire entrera en vigueur en Novembre 2008 pour l'ensemble des banques de la place. L'augmentation de capital portera d'une part, sur l'émission de pas moins de 7 millions de nouvelles actions et la création de 2 millions de certificats d'investissements d'autre part.


A autre niveau, M. Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME a présidé, mardi à Tunis, une cérémonie de signature du protocole d'accord relatif à l'octroi d'un permis de prospection pétrolière dit permis «NORD ANAGUID» à la société Britannique "GB Petroleum PLC" et à l'Entreprise tunisienne d'activités pétrolières (ETAP). Ce permis, qui couvre une superficie de 704 km2 est situé dans le gouvernorat de Tataouine. Le programme de travaux de validité du permis de prospection, qui s'étale sur 2 ans, nécessitera un investissement estimé à un million de dollars (USD). L'accord conclu fixe les conditions selon lesquelles la société réalisera la prospection sur le dit permis ainsi que sur le permis de recherche en cas de transformation. Il y a lieu de souligner que cet accord a été signé par l'Etat tunisien, représenté par M. Afif Chelbi, ministre de l'industrie, de l'énergie et des PME d'une part, MM.Robert A. Lambert, président de ''GB Petroleum PLC'' et Khaled Becheikh, PDG de l'ETAP.


La SOTUVER a enregistré une évolution du chiffre d’affaires à l’export de +83% atteignant 31% du total des ventes, passant de 2,125 mDT au 30 juin 2007 à 3,886 mDT au 30 juin 2008. Le chiffre d’affaires global est passé de 9,427 mDT au terme du premier semestre 2007 à 12,439 mDT au terme du premier semestre 2008, soit une augmentation de 32%. En tonnage, la production s’est élevée de 8,3%, soit 17,036 tonnes contre 15,807 tonnes au terme du premier semestre 2007.  En nombre de cols, l’évolution est estimée à 31%, passant de 39,731 cols au 30 juin 2007 à 52,268 cols au 30 juin 2008. L’endettement global de la société a diminué de 8%. Le management explique cette baisse par le remboursement du principal et la diminution de l’engagement à court terme. Un montant de 3,7 mDT a été enregistré pour le compte placement et liquidité suite à l’encaissement du montant intégral du produit de la cession du terrain de Mégrine. Le management a affirmé que ce placement servira au remboursement des échéances futures des CMLT (crédits à moyen et long terme) et permettra de réduire sensiblement le niveau d’endettement. La société a alloué un montant de 76 mDT à l’investissement au terme du premier semestre 2008 contre 5 mDT au terme du premier semestre 2007. A l’opposé, La société chimique Alkimia s’est vue récemment attribuer un abaissement de la note à long terme et à court terme par l’agence de notation Fitch ratings. Une perspective négative provoquée essentiellement par l’augmentation des prix des matières premières. La conjoncture actuelle «pourrait encourager les producteurs de détergents à dé-formuler», et ce malgré les révisions régulières des prix de vente des clients de la société en 2008. «Les préoccupations de l’agence sont renforcées par le profil mono-produit de la société et la forte concentration de ses ventes. En effet, Procter & Gamble représentait à lui seul 62% des ventes en 2007», rapporte l’agence.


Le conseil d'administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a tenu, lundi, sa réunion périodique consacrée à l'examen de la conjoncture économique et financière au double plan national et international, pour décider de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale.


Sous la houlette du ministère du Développement et de la Coopération internationale, l’Agence tunisienne de Coopération technique a organisé, le 24 juillet 2008, à la Maison de l’Entreprise, dans sa 13ème édition,  la rencontre des experts et des coopérants tunisiens exerçant à l’étranger afin de débattre des mutations en cours dans le marché international de l’emploi, des meilleurs procédés pour rendre le séjour de notre diaspora, dans les pays hôtes, fructueux, valorisant pour les deux contractants et des préoccupations des uns et des autres concernant les éventuels retours définitifs et leurs implications socioprofessionnelles.


Sur la place de Tunis, sur le marché des changes, à l’ouverture de la semaine, le taux de change du Dinar (au 22/07/2008), la tendance est à la dépréciation par rapport à l’Euro, et à l’appréciation par rapport au dollar Américain, au dirham Marocains et aux Yens Japonais. En clôture, le Dinar (au 30/07/2008) s’est déprécié par rapport, aux Yens Japonais et au dollar Américain, et il s’est apprécié par rapport à l’Euro et au dirham Marocains.


A la clôture de vendredi, sur le marché monétaire, le volume global de refinancement (-971,4: à la date du 30/07/2008), tend  à maintenir le Taux de Marché Monétaire (TMM) à 5.10%, pour matérialiser une très légère détente des taux.


 


A la BVMT :


La séance du lundi 28 juillet 2008 s’est soldée par Une balance des variations à la clôture de la séance: 18 titres à la hausse et   17 à la baisse : le TUNINDEX a clôturé la séance à : 3 020,55  0,14%.


La séance du mardi 29 juillet 2008 s’est soldée par une balance des variations à la clôture de la séance: 25 titres à la hausse et  14 à la baisse : le TUNINDEX a visé les 3 025,43  0,23%


La séance du mercredi 30 juillet 2008 s’est soldée par une balance des variations à la clôture de la séance: 15 titres à la hausse et  13 à la baisse : le TUNINDEX a consolidé sa position à 3 029,95  0,15%.


La séance du jeudi 31 juillet 2008 s’est soldée par une balance des variations à la clôture de la séance: 22 titres à la hausse et 11 à la baisse : le TUNINDEX a validé sa position à 3 036,87  0,23%.


La séance du vendredi 01 Aout 2008 s’est soldée par une balance des variations à la clôture de la séance: 17 titres à la hausse et le TUNINDEX a consolidé sa position à 3 037,52  0,02%. On retiendra de la journée, notamment, une  légère baisse  des taux, une liquidité des agents stabilisée pour un marché boursier qui poursuit sa reprise.


 


A la BVMT, au 01/08/2008.


Le marché reste fébrile et haussier, pour se maintenir dans sa zone haute du couloir à 200 jours et à 50 jours. 


Les récents rebonds des cours, trouvaient leur origine plus dans les rééquilibrages des liquidités des agents et dans des prises de bénéfices. Ils ont cédé la place à des rallyes baissiers sous tendus par des prises de bénéfices.


Au niveau des secteurs : Indices Sectoriels au [01/08/2008] : à  clôture de la semaine :


Tous les secteurs sont concernés par des arbitrages : cinq sont à la hausse et quatre à la baisse. Au niveau des variations annuelles, on notera : sept secteurs en hausse, contre deux à la baisse.


Sur l’ensemble de la semaine (quatre jours de bourse), 69 panneaux étaient à la hausse, contre 49 à la baisse.


La semaine a été copieusement haussière, avec 4 séances de hausse à la clôture de la semaine.


Depuis la mi-mai, le marché boursier affiche une configuration relativement volatile à tendance mitigée dans un couloir en deçà des 3100 points. Néanmoins, au cours des 20 dernières séances de bourse, la volatilité s’est transformée en rallye haussier avec franchissement de la ligne de résistance à la hausse au-delà des 3000 points, et à plusieurs reprises.


Le Tunindex reste sous-tendu des forces d’achat et de vente relativement fortes et très sensibles à la surliquidité des agents.


La semaine au 01/08/2008, suggère une phase de consolidation dans la zone haute du couloir à 50 jours de bourse, avec rebonds et de reprises haussières prudentes qui semblent tirer les cours à la baisse en deçà de la ligne de résistance à 3000 points. Il semblerait que les prises de bénéfices qui ont profité aux panneaux les plus en vue, et qui ont été suivies par des réajustements de portefeuille et de rééquilibrages dont l’origine se trouve dans les tensions sur les liquidités des agents.


En attendant, le franchissement haussier de la ligne de résistance à 3030 points est confirmé : le TUNINDEX pourrait se stabiliser dans la zone basse de son couloir à 3050-2900 points.


 


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N.B. Les informations et analyses diffusées par « LE QUOTIDIEN – PERSPECO » ne constituent qu'une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité du « QUOTIDIEN – PERSPECO » ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l'utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.


 


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Au niveau des cours, la semaine a révélé un certain nombre  de panneaux à surveiller, notamment:


AB :


Avec une bonne performance économique et financière, le titre peut prétendre à plus.


Avis:


AB     


Avis:  


Prendre ses bénéfices/      


ADWYA : Titre performant, il semble se stabiliser en zone de vente..


Avis:


ADWYA        


Avis:  


Prendre ses bénéfices/      


AL : relativement devenu trop volatile, titre performant… il peut promettre.


Avis:


AL     


Avis:  


Prendre ses bénéfices/      


ALKIM : Résolument baissier en zone de vente, trop volatile et risqué, le titre tend à vouloir sa ligne de résistance.


Avis:


ALKIM


Avis:  


conserver.    


ASSAD : Titre haussier dans sa phase ascendante.


Avis:


ASSAD


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


AST :


Titre trop risqué, … visibilité médiocre…


Avis:


AST   


Avis:  


conserver.    


ATB : performant en zone de vente, tendrait à changer de palier…


Avis :


ATB   


Avis:  


Accumuler. Achat sur repli.


ATL : très volatile mais le titre est considéré comme porteur.


Avis :


ATL   


Avis:  


conserver.    


BH : En zone médiane, le titre se retrouve en consolidation haussière.


Avis :


BH     


Avis:  


conserver/    


BIAT : Titre en zone médiane. Il affiche une tendance baissière. Le titre tend à reprendre son souffle.


Avis :


BIAT  


Avis:  


Achat sur repli/ conserver.


BNA : En zone médiane. Il a réalisé une bonne performance boursière.


Avis :


BNA   


Avis:  


Achat sur repli/ conserver.


BT :


Indicateurs d'activité du 1er trimestre 2008: Le PNB de la banque en hausse de 6,1%


Tendance haussière.


Avis :


BT     


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


BTE :


Indicateurs d'activité du 1er trimestre 2008: Le Produit net bancaire en hausse de cours de 27,1% du premier trimestre 2008 à 3,426 MD.


Tendance haussière en zone médiane. Une excellente performance boursière.


Avis :


BTE   


Avis:  


Achat sur repli.       


CIL :


Tendance haussière accélérée. Une excellente performance boursière.


Avis :


CIL    


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


 


GIF : Tendance baissière même si le titre se reprend en zone médiane. Bonne visibilité.


Avis :


GIF    


Avis:  


Achat sur repli.


 


ICF : Après une tendance haussière très accentuée, le titre se replie.


Avis:


ICF    


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


KAIR : Tendance baissière. Le titre se retrouve en zone médiane, relativement volatile.  Le titre se défend laborieusement des forces de vente avec des indicateurs boursiers relativement bons. Il devrait se reprendre au cours des semaines à venir.


Avis:


KAIR  


Avis:  


conserver.    


LSTR : Le titre est relativement peu volatile. Il affiche une tendance légèrement baissière. Les performances économiques et financières sont à la mesure des investissements réalisés en 2006 et en 2007. On peut préjuger d’une bonne tenue à venir du titre.



Avis:


LSTR  


Avis:  


Achat sur repli.       


MAG : Titre hautement volatile et risqué d’autant plus qu’il affiche une tendance baissière depuis le début de l’année. Il confirme sa phase ascendante pour se positionner en zone de vente.


Avis :


MAG   


Avis:  


conserver. Achat sur repli.


MGR : Titre relativement volatile mais tend à se stabiliser. Il affiche une tendance haussière. Depuis le 07/01/08, il est dans sa phase de repli pour se positionner dans la zone médiane.


Avis :


MGR   


Avis:  


Achat sur repli.       


MNP : Titre volatile, il tend à se stabiliser en zone de vente. Il affiche une tendance résolument haussière dans sa zone ascendante. Le titre affiche une performance financière et boursière exceptionnelle.


Avis :


MNP   


Avis:  


conserver.    


SFBT : Titre relativement volatile mais tend à se stabiliser. Il affiche une tendance baissière en zone haute. Le titre est porteur, mais relativement risqué.


Avis:


SFBT  


Avis:  


Prendre ses bénéfices/      


SIAME : Titre relativement volatile et risqué. Il affiche une tendance résolument baissière. Le titre est dans une phase de reprise non confirmée. Le cours est en phase intermédiaire.


Avis :


SIAME


Avis:  


conserver.


SIMPA : Titre relativement volatile. Il affiche une tendance descendante dans une phase de turbulences.


Avis :


SIMPA


Avis:  


Achat sur repli.       


SIPHA : Titre à tendance résolument baissière. Il est en phase baissière. Le titre a affiché une contre performance boursière relativement importante. En Zone intermédiaire.


Avis :


SIPHA


Avis:  


conserver.    


SITS : Titre à tendance résolument baissière, avec rebonds. Il est en phase baissière. Le titre a affiché une contre performance boursière relativement importante. En Zone d’achat.


Avis :


SITS  


Avis:  


Achat sur repli.       


SOKNA :


Résultat net en hausse de 63,5% au 31 décembre 2007.


Le résultat net de la société est passé de 1,119 MD en 2006 à 1,830 MD à fin 2007, soit une progression de 63,5%. ESSOUKNA a dégagé un résultat d’exploitation de 2,774 MD au 31 décembre 2007, en hausse de 35% par rapport à celui en registré en 2006.


Titre relativement peu volatile. Il affiche une tendance baissière avec rebond technique.


Avis:


SOKNA


Avis:  


conserver.    


SOMOC : Franchissement du seuil de 10% directement à la Baisse le 14/02/2008.


 Le titre est attaqué, il  tend à se stabiliser temporairement au plus bas de sa zone d’achat.


Avis:


SOMOC        


Avis:  


Achat sur repli.       


SOTET : Titre relativement volatile. Il affiche une tendance baissière. Depuis mi-décembre, il est dans sa phase de repli.


Le titre se retrouve au plus bas dans sa zone d’achat. Le titre se voudrait performant à condition que les résultats de leur activité soutiennent les forces d’achat. En attendant, …


Avis :


SOTET


Avis:  


conserver.    


SOTUV : Titre très volatile et risqué. Il se retrouve en zone intermédiaire.


Avis:


SOTUV         


Avis:  


conserver. Accumuler.


SPIDIT :


Titre peu performant avec une volatilité relativement prononcée. Affichant une tendance fortement descendante, le titre est dans sa phase de repli et  se retrouve au plus bas de sa zone d’achat. sa bonne visibilité plaide pour lui…


Avis :


SPDIT


Avis:  


Achat. Accumuler.


STAR :


Très trop volatile et risqué. Avec une tendance résolument haussière. Il est dans une phase descendante. Le titre affiche une performance boursière exceptionnelle.


Avis:


STAR 


Avis:  


Achat sur repli. Accumuler.


STB : Titre relativement volatile. Il affiche une tendance stable en phase de repli. Le titre se retrouve en zone intermédiaire.


Avis :


STB   


Avis:  


Achat sur repli. Accumuler.


STEQ : Titre relativement volatile. Il est en zone d’achat et tend au rebond, ayant réalisé une bonne performance boursière.


Avis:


STEQ 


Avis:  


Achat sur repli. Accumuler.


STIP : Titre très volatile et risqué. Il affiche une tendance baissière pour se retrouver au plus bas de son couloir médian.


Avis:


STIP  


Avis:  


Achat sur repli. Accumuler.


STPIL : Titre relativement volatile et risqué. Il affiche une tendance haussière en zone d’achat, malgré que sa mauvaise visibilité qui plaide contre lui.


Avis :


STPIL 


Avis:  


conserver.


TAIR : Titre moins volatile. Il affiche une tendance mitigée, mais avec des fondamentaux jugés bons et une bonne visibilité .


Avis :


TAIR  


Avis:  


conserver.    


TINV : Titre très volatile et trop risqué. Il tend à se stabiliser en zone en vente ayant réalisé une bonne performance boursière depuis début novembre.


Avis :


TINV  


Avis:  


Accumuler.


TJARI :


Le titre reste très volatile mais tend à se stabiliser. Il affiche une tendance haussière pour se retrouver en zone de vente. Très bonne performance boursière depuis début novembre.


Avis:


TJARI 


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


TJL : Titre volatile et risqué. Il est dans sa phase de consolidation.


Avis:


TJL    


Avis:  


conserver.    


TLAIT: Titre trop volatile et trop risqué. Le titre est sur sa phase de consolidation en zone médiane.


Avis :


TLAIT 


Avis:  


conserver.    


TLS : Titre relativement peu volatile en zone de surachat.


Avis :


TLS   


Avis:  


Prendre ses bénéfices/      


TPR :


Titre dynamique: il affiche une tendance résolument haussière et un semblant de phase de repli.


Avis :


TPR   


Avis:  


Accumuler.   


UBCI :


Titre moins volatile et moins risqué. Il affiche une tendance haussière sur 200 et sur 50 j, pour se situer en zone de surachat.


Avis :


UBCI  


Avis:  


Prendre ses bénéfices.       


UIB : Titre relativement volatile et risqué. Il fait l’objet de transactions relativement fournies. Il affiche une tendance résolument baissière sur 200 et sur 50 j pour se retrouver sur sa zone médiane. Sa très bonne visibilité plaide pour lui.


Avis :


UIB    


Avis:   Achat sur repli. Accumuler.


WIFAK : Titre relativement volatile. Il affiche une tendance haussière, dans une phase de reprise pour se retrouver dans sa zone surachat.


Avis :


Prendre ses bénéfices.


 


*Traitement des données et diagnostic Aïda Chérif, analyste au «Laboratoire Euro-Méd. d’Analyses Economiques»  www.perspeco.com


* analyse : « LE QUOTIDIEN » : http://www.lequotidien-tn.com/


* * tahar.elalmi@gnet.tn


 


On retiendra de la semaine:


Au niveau international :


*Le brut reste sur une tendance mitigée à la baisse;


*Les marchés financiers tendent vers le rouge, sont tiraillés entre les la publications de statistiques médiocres, la reprise de la hausse des cours pétroliers et la menace de nouvelles faillites bancaires aux Etats-Unis.


Au niveau national :


*la contrainte monétaire prend le pas à la relaxation puis à la correction des liquidités, pour ralentir la demande globale intérieure en deçà de l’emballement;


*les tensions sur les taux et la contrainte de liquidité des agents sous tendent les arbitrages de titres tous secteurs confondus, avec une tendance aux redémarrages des arbitrages sur des titres jugés performants et moins risqués. 

*le marché boursier de Tunis, à balance relativement équilibrée, confirme son établissement dans un couloir 3000-3050 points.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com