LIBAN: Le gouvernement reconnaît le droit du Hezbollah aux armes






Le nouveau gouvernement libanais d'union nationale a accepté une déclaration politique qui, selon des sources politiques, reconnaît le droit du Hezbollah à recourir à tous les moyens possibles pour libérer le territoire occupé par Israël.


 


Le Quotidien-Agences


Le document, accepté lors de la 14e réunion d'une commission ministérielle chargée de le mettre au point, sera présenté la semaine prochaine au parlement pour le soumettre à un vote de confiance.


Les principaux partis politiques sont représentés au Parlement - la coalition majoritaire soutenue par les Etats-Unis et l'opposition emmenée par le Hezbollah - et le vote de confiance est considéré comme une formalité.


"La déclaration ministérielle est rédigée et transmise au cabinet avec l'accord de tous ses membres", a déclaré le ministre de l'Information, Tarek Mitri, à l'issue de la réunion.


Le gouvernement a été constitué le 11 juillet conformément à un accord conclu en mai grâce à une médiation qatarie qui a mis fin à une crise politique de dix-huit mois.


La déclaration politique a été retardée par un différend sur le rôle de la milice du Hezbollah qui a livré une guerre de 34 jours à Israël en 2006.


Le Premier ministre Fouad Siniora et sa coalition majoritaire voulaient initialement ne pas mentionner le droit du Hezbollah à reprendre par la force le territoire libanais occupé et laisser un dialogue national présidé par le chef de l'Etat, Michel Souleïmane, trancher cette question.


 


Fermes de Chebaâ


Les armes du Hezbollah sont devenues un sujet encore plus sensible lorsqu’il s'en est servi pour vaincre ses adversaires politiques dans les rues de Beyrouth et d'autres régions, début mai.


La déclaration politique reconnaît le droit du Liban, de son gouvernement, de son peuple et de la résistance à recourir à tous les moyens possibles pour rétablir la souveraineté du Liban sur les Fermes de Chebaa et sur une partie du village voisin de Ghajjar, occupées par Israël.


Israël et les Nations unies affirment que Chebaa, occupé lors de la Guerre des Six Jours, en 1967, est syrien, mais Damas et Beyrouth, qui n'ont jamais délimité leur frontière, disent qu'il est libanais. L'Onu a récemment appuyé de nouveaux efforts destinés à fixer l'appartenance du territoire.


Selon des sources politiques, la déclaration réitère l'adhésion du Liban à la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu qui a mis fin à la guerre de 2006 et affirme qu'une "stratégie de défense nationale" élaborée grâce à un dialogue national qui doit débuter dans les prochaines semaines fixera le sort des armes du Hezbollah.

La déclaration adopte aussi des réformes économiques décidées lors d'une conférence internationale d'aide qui s'est tenue à Paris en 2007.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com