LA REVUE DES MARCHES DU 04/08/2008 : Le Tunindex en petite poussée haussière…






Niveau record des prix à la production en juin dans la zone euro… après l'échec de l’OMC à Genève, peu de progrès en vue avant 2009… L'euro en hausse face au dollar… L'économie américaine a détruit en juillet 51.000 emplois, moins que prévu…


 


Sur le marché des devises, l’euro regagnait hier du terrain face au dollar, alors que les décisions des banques centrales américaine et européennes sur leurs taux d'intérêt sont attendues cette semaine .La devise européenne se raffermissait aussi face au yen, à 167,83 yens pour un euro contre 167,52 yens vendredi soir. Le dollar était stable face au yen, à 107,66 yens pour un dollar, contre 107,68 yens vendredi. La Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BoE) devraient laisser leurs taux d'intérêt inchangés cette semaine, a indiqué Yosuke Hosokawa, de Chuo Mitsui Trust Bank. La Fed doit annoncer sa décision aujourd’hui, tandis que la BCE et la BoE le feront jeudi .La Banque centrale américaine devrait laisser son taux à 2%, arguant qu'"il faut rester vigilant sur l'inflation", a estimé M. Hosokawa.


Sur les places européennes, la Bourse de Paris débute la semaine en baisse alors que la remontée des cours du brut justifie les craintes pesant sur l'inflation et sur les coûts de fonctionnement des entreprises. Plusieurs publications sont attendues cette semaine à Paris, notamment les résultats du deuxième trimestre de la Société générale (-1,42%) aujourd’hui et ceux de BNP Paribas (-1,50%) demain. La semaine sera également marquée outre-Atlantique par une nouvelle série de résultats et la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale aujourd’hui. Parmi les autres grandes places européennes, Londres cède 0,3%, Francfort 0,47%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 cède 0,5% et l'EuroFirst 300 perd 0,48%.


Ailleurs, la première banque européenne, fait état d'une baisse, conforme aux attentes du marché, de 28% de son bénéfice imposable du premier semestre 2008, de mauvaises créances dans le marché immobilier américain et des dépréciations venant annuler les effets d'une forte croissance en Asie. Pour les six mois à fin juin, le groupe bancaire basé à Londres, a annoncé un bénéfice imposable de 10,2 milliards de dollars (6,5 milliards d'euros) contre 14,2 milliards il y a un an et une prévision moyenne de sept analystes interrogés par Reuters de 10,1 milliards de dollars .Sur la période, les provisions, essentiellement dues à des pertes sous-jacentes sur des hypothèques aux Etats-Unis, se sont établies à 10,1 milliards de dollars, soit une hausse de 58% par rapport à il y a un an .La banque d'investissement du groupe a déprécié 3,9 milliards d'euros en raison de son exposition à des actifs risqués


Dans l’ensemble de la zone euro, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté plus que prévu en juin, progressant de 0,9%, ce qui porte leur progression à 8,0% en rythme annuel, un plus haut depuis la création de cette série statistique en 1991, selon les statistiques publiées par Eurostat. Les économistes attendaient en moyenne une hausse de 0,8% sur un mois et de 7,9% sur un an. Les prix à la production des quinze pays de la zone euro ont surtout augmenté du fait de l'envolée des coûts de l'énergie, qui ont bondi de 2,7% sur le seul mois de juin et de 21,4% sur un an. Le baril de pétrole se traitait à plus de 126 dollars le baril hier mais accuse une baisse de plus de 14% depuis un record à près de 148 dollars le 11 juillet. Beaucoup d'économistes anticipent un reflux de l'inflation à partir du mois d'août sauf si les cours de l'or noir repartent à la hausse .Hors énergie et construction, les prix à la production ont ainsi progressé de 0,4% sur un mois et de 4,6% sur un an, contre +0,5% et +4,3% en mai. Cette statistique, qui apporte une preuve supplémentaire des pressions inflationnistes à l'œuvre dans la zone euro, intervient à trois jours de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne.


Sur le marché d’automobile, les ventes automobiles aux États-Unis sont ressorties en juillet à 12,55 millions d'unités en rythme annualisé et ajusté des variations saisonnières, leur plus bas niveau depuis plus de 16 ans, annonce la société de recherche spécialisée dans le secteur Autodata. En juillet 2007, les ventes avaient atteint 15,48 millions d'unités. Le score du mois dernier est le plus mauvais depuis avril 1992.


Au niveau des organisations internationales, l'échec des négociations à l'Organisation mondiale. Depuis le début de l'année, l'économie américaine a ainsi détruit 463.000 emplois .Le taux de chômage à 5,7% reflète la détérioration continue des conditions de l'activité économique aux Etats-Unis avec l'éclatement de la bulle immobilière et la crise du crédit .Les jeunes de 16 à 24 ans ont été les plus touchés en juillet, a précisé le département du Travail.


Pour le prix Nobel d'économie et professeur à l'université de Columbia, Joseph Stiglitz "les pourparlers de l’OMC ne pourront reprendre qu'après les élections américaines", d'autant qu'il est "difficile de négocier un accord quand le chômage augmente" et que l'économie faiblit. Un avis partagé par Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS. "On va attendre l'arrivée de la prochaine administration américaine".


Au niveau économique, l'économie américaine a détruit en juillet 51.000 emplois, moins que prévu puisque le marché tablait en moyenne sur 75.000 destructions de postes, mais le taux de chômage a grimpé à 5,7%, son niveau le plus haut depuis plus de quatre ans, selon le département du Travail. Les chiffres de juin et de mai ont en outre été révisés à la baisse .Le marché américain de l'emploi s'est finalement contracté de 51.000 postes en juin, alors que 62.000 destructions avaient été annoncées en première évaluation. En mai, il y a en fait eu 47.000 destructions d'emplois contre 62.000 initialement annoncées. Les destructions d'emplois ont touché l'ensemble des secteurs de l'économie en juillet, la construction restant parmi les plus touchées avec 22.000 pertes de postes supplémentaires


Enfin, la Banque centrale européenne (BCE) devrait garder son taux à 4,25%, alors qu'elle se débat pour contenir l'inflation tout en évitant de faire basculer l'économie de la zone euro dans la récession, selon des cambistes .Par ailleurs, le marché digère les chiffres du marché de l'emploi aux Etats-Unis publiés vendredi. L'économie a perdu 51.000 postes en juillet pour le septième mois consécutif, tandis que le chômage a bondi à son plus haut niveau en quatre ans, à 5,7% de la population active. Les analystes ont été toutefois agréablement surpris, car ils s'attendaient à 75.000 licenciements nets .Dans la zone euro, l'indice des directeurs d'achat (PMI) du secteur manufacturier est tombé en juillet à son plus bas depuis cinq ans, entretenant les craintes de récession, selon les acteurs du marché.


En Tunisie, les commissaires aux comptes doutent de la capacité du groupe STIP à poursuivre son activité «l’existence d’une incertitude significative susceptible de jeter un doute important sur la capacité du groupe à poursuivre son activité». Une situation que MM. Mohamed Zinelabidine Cherif et Mohamed Néji Hergli expliquent par le fait qu’«en dehors de l’assainissement social entrepris en 2007 et bien que la société ait établi un plan de restructuration financière prévoyant plusieurs actions d’ordre financier, aucune mesure n’a été entreprise pour assainir la société», ce qui alimente «des doutes importants» sur la continuité d’exploitation.  La même note rappelle que «le groupe a accusé une perte non consolidée de 17.670.410 dinars tunisiens pour l’exercice clos le 31 décembre 2007, portant les capitaux propres consolidés arrêtés à cette date à la somme négative de 43.942.566 dinars». Aussi, «sur une base consolidée, le passif exigible était au 31 décembre 2007 supérieur de 83.277.794 dinars à l’actif circulant et le passif total supérieur de 40.505.481 dinars au total de l’actif». Le groupe STIP est composé de quatre sociétés (STIP société mère, SOMACOP, SOMACOP PLUS et SMTP Amine).


Sur la place financière de Tunis, le volume global de refinancement à (-1036,4: à la date du 31/07/2008), tend  à maintenir le Taux de Marché Monétaire (TMM) à 5.13% pour matérialiser une très légère hausse des taux.


Enfin, sur le marché des changes, le dinar (au 31/07/2008) s’est déprécié par rapport au dirham marocain, et il s’est apprécié par rapport à l’euro, au yen japonais et au dollar américain.


On retiendra de la journée, notamment, une  légère hausse  des taux, une liquidité des agents a poussé la BCT à opérer des ponctions de liquidités.


 


Haithem  GHARSALLI


Analyste PERSPECO :


Laboratoire EURO-MED. D’Analyses Economiques

www.perspeco.com


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com