Qui sème le trouble…






Selon des informations de presse parues en fin de semaine dernière, le vice-président américain Dick Cheney serait impliqué dans une tentative de putsch en Turquie.


Les raisons : il paraît que du côté de Washington on n’a pas très bien apprécié le refus du gouvernement Erdogan de participer à la guerre que les Etats-Unis mènent en Afghanistan. Pis encore, Ankara aurait refusé catégoriquement toute participation à une éventuelle intervention contre l’Iran.


Du côté de Washington, on n’a donc rien trouvé de mieux pour résoudre ce contretemps, si on peut appeler les choses ainsi, que, ni plus ni moins, de remplacer le gouvernement. Un gouvernement démocratiquement élu et qui ne fait que veiller sur ses propres intérêts.


Il faut dire aussi que les faucons américains voient d’un mauvais œil le parrainage turc des négociations syro-israéliennes. Des négociations qui, en cas de réussite, enlèveraient un argument de poids à la logique guerrière américaine dans la région.


Tout cela pour dire que les Américains, qui crient haut et fort militer pour la démocratie dans le monde, sont les premiers à l’ignorer dès qu’il s’agit de leur propre intérêt.


D’ailleurs cela n’est plus un secret pour personne que le fonds alloué par les Etats-Unis pour la démocratie au Moyen-Orient est aujourd’hui utilisé à des fins tout autres que la promotion de ladite démocratie, mais plutôt pour fermenter des troubles dans les pays qui leur tiennent tête.


Et c’est, à notre avis, là où réside tout le danger. On ne peut, en effet, aujourd’hui, comme cela aurait été le cas en Turquie, créer des troubles un peu partout dans le monde, déjà assez instable vu le nombre de guerres et de conflits, et puis crier au scandale dès qu’il y a la moindre riposte d’un pays lésé.


Qui sème le trouble récolte la tempête. A supposer que le putsch en Turquie ait réussi, a-t-on vraiment pensé aux conséquences d’un tel acte. La Turquie, aujourd’hui considérée, de par ses frontières avec l’Irak, l’Iran et la Syrie,  comme un stabilisateur dans la région ferait éclater dans son sillage toute la région.


Seulement que peut-on attendre de ceux qui, pour des raisons fallacieuses, ont déclaré la guerre à l’Irak avec toutes les conséquences qu’on connaît.


Que peut-on espérer d’un gouvernement qui bénit Israël pour chaque Palestiniens tué.


Que peut-on espérer d’autre? Rien, sauf qu’ils continuent à semer le trouble dans le monde.


 

M.A.B.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com