Agriculture: Des défis pour les dattes et l’huile d’olive…






Assurer l’autosuffisance constitue le défi majeur que le secteur agricole doit relever dans la période à venir. En plus de la satisfaction des besoins du marché local, certaines productions devraient demeurer abondantes à même de permettre à la Tunisie d’honorer ses engagements envers les consommateurs étrangers. Cela concerne notamment l’huile d’olive et les dattes…


 


Tunis-Le Quotidien


Tout le monde sait aujourd’hui que la donne économique et climatique internationale actuelle n’a jamais été aussi défavorable pour l’activité agricole. Cette réalité ne semble toutefois pas empêcher les planificateurs, au niveau des instances agricoles du pays, à établir des plans d’action truffés d’ambitions. Rassurés des potentialités que possède le secteur, ces stratèges sont convaincus que ni la flambée des cours des hydrocarbures et des matières premières, ni la spéculation qui règne sur les marchés mondiaux ne devraient avoir des retombées graves sur certaines productions qui ont de fortes contributions dans les exportations. .


L’intérêt porte dans ce chapitre sur deux productions stratégiques, en l’occurrence l’huile d’olive et les dattes. D’après les études faites sur les potentialités de développement que possède chacune de ces deux filières, il serait à la portée de la Tunisie de préserver les marchés d’exportation traditionnels et même de conquérir de nouvelles destinations. 


Dans les années à venir, la filière oléicole doit être capable de produire jusqu’à 250 mille tonnes d’huile d’olive par an, ce qui doit permettre de réaliser des exportations de l’ordre de 150 mille tonnes, soit entre 700 et 800 millions de dinars en termes de recettes. Pour réaliser cet objectif, il serait essentiel de développer le recours à l’irrigation. Il est attendu, à ce niveau, qu’une superficie additionnelle de 30 mille hectares entre en exploitation.


S’agissant des dattes, l’objectif est de réaliser un taux de croissance de l’ordre de 35% au cours du prochain quinquennat. Pour ce faire, la récolte doit passer à 180 mille tonnes dont 80 mille tonnes réservées à l’exportation. Pour renforcer le positionnement des dattes tunisiennes sur le marché international, la stratégie de développement préconise, par ailleurs, la diversification des plantations à travers l’intégration des espèces plus productives et ayant une forte valeur commerciale.


 

H.GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com