La bataille de Bassrah revue et corrigée par le Sunday Times






Du 25 au 31 mars 2008 de violents affrontements sont intervenus entre les forces armées américaines alliées à l’armée nationale irakienne et la milice chiite irakienne Al Mahdi. Lors de cette bataille, 15 000 soldats irakiens ont été réquisitionnés, dont 60 ont trouvé la mort. Une centaine de miliciens ont été tués ou arrêtés, un soldat américain a également été tué et sept autres blessés. Un lourd bilan sur lequel le journal anglais The Sunday Times revient en l'éclairant d'une information de poids : les Britanniques ne seraient intervenus que tardivement sur le champ de bataille pour cause d'accord avec l'ennemi... Détails.


 


L’offensive a démarré lorsque le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki a décidé de débarrasser un port riche en pétrole du pouvoir des gangs armés.


Cette initiative avait pour objectif d’imposer son autorité sur des régions du pays dans lesquelles règnent encore des pratiques illégales.


Lors de cette bataille étaient donc présentes les troupes américaines et les troupes irakiennes, mais le mystère a plané quand à l’absence physique de la Grande-Bretagne.


En effet pendant que les deux troupes combattaient le groupe chiite, dirigé par le leader spirituel, Moqtada al-Sadr, les britanniques sont restés pendant 6 jours sur des lignes de touche n’offrant à l’Irak qu’un support logistique.


Une absence que le Sunday Times a expliqué par la conclusion d’un accord secret entre les britanniques et la milice chiite.


Selon cet accord, aucun soldat britannique n’était autorisé à entrer à Bassora sans la permission du secrétaire de la Défense, Des Browne.


D’après certaines informations, l'alliance visait à encourager le mouvement chiite à modérer son programme politique et améliorer ses relations avec l’Irak.


Mais selon une source officielle britannique, ce pacte aurait largement endommagé la réputation des britanniques en Irak. Aux yeux des américains notamment, qui ont été extrêmement choqués par cette information.


Il s’agit d’une «force de coalition qui a fait alliance avec son ennemi et en promettant de ne pas entrer dans la région pour ne pas être attaqué» a résumé le capital Eric Whyne, un officier américain ayant participé à la bataille.


Le colonel Imad, à la tête de la division de l’armée irakienne a par ailleurs déclaré que «sans l’appui des américains nous n’aurions pas accompli notre mission car les forces britanniques n’étaient pas là». «Je n’ai pas confiance dans les forces britanniques, elles n’ont pas pris le risque de perdre des soldats dans la mission», a-t-il ajouté.


Pourtant, malgré ces accusations, la Grande-Bretagne n’explique pas son absence de la même manière et nie tout compromis effectué avec le groupe de Moqtada al-Sadr.


En effet, le ministre de la Défense britannique a affirmé qu’«aucun accord n’a empêché les troupes du Royaume-Uni d’entrer à Bassrah. La raison pour laquelle les troupes n’ont pas été envoyées était qu’il n’y avait aucune structure en place dans la ville pour les unités».


L’armée britannique est effectivement arrivée en Irak, mais seulement le 31 mars. Des Browne, avait donc bien donné son accord pour entrer à Bassrah. Seulement à ce moment là, la bataille avait déjà tué 60 irakiens et un américain.

Une décision sûrement un peu trop tardive qui laisse planer un certain malaise sur les relations entre la Grande-Bretagne et les miliciens irakiens.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com