Bilel Foudhaïli (Membre de la L.N.F.P.) : «Je prend mon temps et beaucoup de plaisir»

Il fait partie de cette jeune génération qui est en train de se mettre en évidence et d’assumer les lourdes charges du sport que ce soit au niveau des clubs ou au niveau des instances qui gèrent le sport. Lui c’est Bilel Foudhaïli, membre de la ligue du football professionnel mais surtout fils de l’illustre Moncef Foudhaïli ancien président de la FTF et de l’O Kef. C’est donc une responsabilité double qui incombe au tout jeune Bilel. Car lorsqu’on porte un nom aussi célèbre on n’a pas le droit de décevoir. Alors comment procède-t-il pour concilier entre ce nom qu’il porte comme un «fardeau» et le peu d’expérience qu’il a dans ce domaine. De prime abord, attestons que Bilel est sur la bonne voie pour réussir dans sa carrière de dirigeant et succéder à un père qui a longtemps fait ses preuves. Encourageant donc pour un garçon né en 1981…

 

Que représente pour vous le nom de Foudhaïli que vous portez ?

C’est une sorte de fonds de commerce, il m’a ouvert toutes les portes. D’autre part, le fait de porter ce nom m’oblige à assumer une grande responsabilité, je dois préserver cette image et essayer de la faire fructifier ou à défaut ne pas lui porter atteinte ou préjudice. Je dois donc assurer une succession digne du nom de Moncef Foudhaïli.

 

Comment comptez-vous procéder pour compenser le petit déficit en expérience ?

A vrai dire, j’ai acquis une petite expérience qui me permet d’agir efficacement. Aussi je vous rappelle que ce domaine ne m’est pas étranger, étant donné que j’ai grandi aux côtés d’un père qui assumait les charges de dirigeant que ce soit à l’OK ou à la FTF. J’étais toujours à ses côtés et j’ai donc beaucoup appris, comme je l’ai fait lorsque j’ai assumé le rôle de vice-président à l’OK pendant deux ans. J’ai donc acquis l’expérience requise pour m’acquitter très bien de ma tâche.

 

A présent vous êtes membre de la Ligue du foot professionnel. Quels sont vos ambitions pour l’avenir ?

Faire l’enchaînement logique, aller le plus loin possible dans ce domaine du football que j’aime. Mais d’abord je tiens à prendre mon temps et parfaire ma formation de dirigeant. Il faut y aller par étape, bref il faut se hâter lentement.

 

Quels sont les maux qui rongent notre football et nuisent à son évolution ?

Ils sont d’ordre matériel. Je pense que tant que les clubs n’auront pas une autonomie financière, ils ne peuvent pas évoluer. Pis encore, je crains pour l’avenir du football.

 

Venons en aux solutions que vous préconisez.

Il faut doter les clubs de moyens stables et fixes pour qu’ils puissent assumer leurs lourdes charges. Il faut chercher des sponsors.

 

Pour terminer, que représente pour vous le football ?

C’est ma passion, je suis là pour le servir, je ne m’attends à rien en contrepartie. Pour terminer, je souhaite ardemment réussir à faire le 1/10e de ce qu’avait fait mon père.

 

M.A.F.




Articles Similaires:




Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com