Paris menace de punir les «nouveaux maîtres de Nouakchott»






* L’UA suspend la Mauritanie


 


Le Quotidien-Agences


La France a haussé le ton hier contre les “nouveaux maîtres de la Mauritanie” menaçant de les punir.


Dans un communiqué publié par la présidence française, Paris a appelé à la libération du président renversé qu’elle considère “l’unique président légal de la Mauritanie”.


La France a, par ailleurs, menacé de porter l’affaire à l’Union européenne afin de prendre des sanctions collectives contre le général Mohamed Ould Abdelaziz.


De son côté, l’UA a annoncé la suspension prochaine de la Mauritanie après le coup d'Etat de mercredi, tandis que le chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdelaziz, a rencontré hier un émissaire de la Ligue arabe et devait recevoir une délégation de l'UA.


"L'UA va suspendre la Mauritanie jusqu'à ce que le pays retrouve un gouvernement constitutionnel", a déclaré le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, dans un communiqué publié tard vendredi depuis Dodoma, la capitale de la Tanzanie.


La suspension d'un pays de l'organisation continentale dans le cadre de "changements anticonstitutionnels de gouvernement" est conforme à "l'Acte constitutif de l'UA" notamment, a rappelé M. Membe.


De leur côté, les Etats-Unis avaient suspendu leur aide bilatérale non-humanitaire à la Mauritanie dès le lendemain du putsch contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi.


Dans le cadre d'un ballet diplomatique à Nouakchott depuis le coup d'Etat, le nouvel homme fort, à la tête d'un "Haut Conseil d'Etat" formé de 11 militaires, a reçu samedi matin le secrétaire adjoint de la Ligue arabe, Ahmed Ben Hilli.


Ce dernier a expliqué à la presse être venu "pour avoir des assurances quant au processus démocratique dans le pays". Le général Ould Abdel Aziz a exprimé "son souci de voir se poursuivre le processus démocratique" et a assuré qu'"il maintenait les institutions constitutionnelles en place", a rapporté l'émissaire de la Ligue arabe.


Concernant le président, actuellement gardé dans une villa surveillée, le général "m'a dit qu'il était en bonne santé, bien traité, dans de bonnes conditions", a-t-il précisé.


Dans un entretien au quotidien arabe Asharq al-Awsat paru hier, le dirigeant des putschistes a affirmé que le président renversé ne serait pas relâché "pour le moment pour des raisons de sécurité". "Nous essayons pour l'instant de rétablir le calme et de faire baisser les tensions", a-t-il affirmé.

Vendredi, plusieurs centaines de partisans du président renversé, dont des ministres et des députés, s'étaient rassemblés à Nouakchott pour marquer, avec force, leur opposition au coup d'Etat militaire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com