Fête nationale de la femme: Le CREDIF met en exergue le rôle de l’argent et le partage des biens entre les époux






A l’occasion de la Fête nationale de la femme, une rencontre a eu lieu lundi 11 août au siège du CREDIF (Centre de Recherche, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme) portant sur les résultats de l’étude menée par les chercheurs du CREDIF et d’autres spécialistes à propos de « l’argent entre les époux et la gestion des revenus familiaux».


 


Tunis-Le Quotidien


Mme Alifa Farouk, membre du Bureau politique du RCD et Médiateur administratif  a ouvert le débat pour rappeler les différents acquis  en faveur de la femme tunisienne grâce à la politique clairvoyante du Président Ben Ali qui a toujours misé sur la femme et sur l’importance de son rôle. Mme Alifa Farouk a souligné que la femme tunisienne a su s’imposer dans différents domaines. «Les femmes représentent 26,7% de la population active, ce qui est un grand acquis pour la femme tunisienne. Une grande responsabilité sociale et économique incombe à la femme tunisienne pour que notre pays persévère sur le chemin du développement. On ne peut pas parler de droits de l’homme et de développement sans parler de la femme, de son statut et de son rôle dans la société», a-t-elle remarqué.


Mme Samia Douli, juge et présidente de cellule au Centre des Etudes Juridiques, a précisé que la femme tunisienne reste financièrement libre et indépendante : «Elle n’est pas soumise à une tutelle financière et cela lui donne le meilleur des statuts féminins de par le monde. Elle est libre de choisir ou non le régime de la communauté des biens. Et selon l’article 25 du Code du Statut personnel, le choix de ce régime reste libre. Ce régime de communauté des biens donne à la femme le droit de partager les biens de son époux et d’avoir le droit à la moitié du logement familial. De fait, la femme peut ainsi participer à la construction ou au remboursement des échéances du logement familial sans avoir de preuves tangibles qui le prouvent tant que le logement est inscrit au nom de son mari. Ce régime de partage des biens est donc venu combler un vide pour préserver tous les droits de l’épouse».


L’enquête scientifique réalisée à cet effet a pris pour échantillon 1000 personnes (500 hommes et 500 femmes mariés depuis quelques années et habitant le Grand Tunis). Cette enquête a pour objectif  d’évaluer l’affluence au régime de la communauté des biens, dix ans après sa mise en œuvre et d’évaluer la gestion des revenus et le partage des rôles au sein des familles, d’analyser les répercussions de la participation de l’épouse, d’évaluer la culture de la gestion de l’argent et de savoir si les conditions financières et la manière de dépenser l’argent constituent des points de désaccord entre les époux.


Les résultats primaires de l’enquête ont démontré préalablement que le pouvoir de l’argent a donné l’occasion à la femme de se comporter en tant que membre responsable et libre au sein de la famille. En effet, 46% de la population ciblée ont adhéré au régime de la communauté des biens. 57% d’entre-eux n’ont pas de désaccords à cause de l’argent. 60% de la population enquêtée révèle que les deux époux se partagent les frais du ménage.


L’enquête a également fait ressortir que plus les époux ont un niveau socioculturel et  économique élevé, moins ils sont sujets aux différends. Et ceux qui ont opté pour le régime de la communauté des biens sont également ceux qui ont le moins de problèmes de couple et le moins de différends parmi la population interrogée.


 

Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com