La L1 comme elle va: Ben Chikha – Dhaouadi: une réaction qui… s’impose !






Nous n’en sommes qu’à la première journée, mais elle n’était pas passée inaperçue.


Il y eut des incidents et des surprises, aussi bien sur le terrain et les gradins


que lors des conférences de presse. Ça démarre fort...A Sousse, le sommet E.S.S. - C.A. n’a pas manqué de suspense et surtout d’émotions. Les joueurs, soucieux de ne pas perdre, ont parfois perdu le Nord. Ce fut le cas pour Zouheïr Dhaouadi, l’attaquant clubiste qui tarde à retrouver tous ses moyens et qui use d’autres moyens pour s’illustrer et provoquer l’adversaire. Ben Chikha, son entraîneur, s’en est aperçu et n’a  pas manqué l’occasion idéale pour intervenir et faire comprendre à son joueur qu’il est là pour jouer et marquer et non pour faire l’intéressant. La manière dont a usé Ben Chikha  n’était pas élégante et a choqué aussi bien le joueur que le public et les téléspectateurs, mais elle a été tout de même appréciée par ceux qui connaissent de près Dhaouadi et sont conscients qu’il a besoin d’une ... secousse pour retrouver ses esprits et se remettre en question. D’ailleurs, sur le terrain, on éprouve de la peine à reconnaître ce joueur qui a curieusement perdu de sa verve. Ben Chikha continue de le soutenir et de lui accorder des chances pour rebondir. Il tient à remettre son attaquant sur les rails et son intervention à Sousse illustre ce souci d’éviter à ce jeune talent une descente vers l’enfer. L’acte du coach clubiste a été à la fois éducatif et émotionnel même s’il a frisé l’agressivité. Alors, serait-ce suffisant pour responsabiliser un Dhouadi méconnaissable depuis un bon bout de temps ?


 


Le public sfaxien pire que son équipe


A El Menzah, le CSS a fait rêver ses supporters pendant une magique première mi-temps qui lui a permis de dominer une E.S.T. totalement déboussolée. Les protégés de Ghraïri ont tout fait et tout leur a réussi durant quarante cinq minutes. Les supporters  sfaxiens ont été tellement ravis et admirateurs qu’ils furent choqués et malheureux par ce qui s’est passé  en seconde mi-temps. Certes, l’Espérance  a relevé la tête et son rendement s’est amélioré à la reprise, mais c’est surtout l’effondrement du CSS qui a plutôt étonné.


Toutefois, ce renversement de situation ne justifie d’aucune manière la mauvaise réaction du public sfaxien qui n’a trouvé d’autres manières d’exprimer sa rage que ce déchaînement sur les sièges des gradins et cette pluie de bouteilles jetées sur la pelouse. S’agissant d’un premier match où l’enjeu n’était pas énorme, de tels actes sont inadmissibles  de la part d’un public réputé pour être correct et fair-play, surtout en déplacement. Une défaite sans graves conséquences n’a pas de quoi susciter une telle colère d’autant plus que malgré ce revers, le CSS a montré qu’il est sur la bonne voie.


 


Chien de presse


Après le match A.S.M. - C.A.B, les journalistes présents ont eu droit à une surprise de taille. Dans la salle où se tient la conférence de presse des deux entraîneurs, la garde était bien montée. En effet, deux chiens étaient là et on vous laisse imaginer la zizanie qu’ils ont provoquée. Plus grave encore, celui qui les a amenés se dit être un... journaliste alors que évidemment, il n’en est pas un. Les deux coachs ont du composer avec cette ambiance et on se demande comment a-t-on permis à cette personne de se faire accompagner au stade de deux chiens qui, à notre connaissance, ne peuvent passer inaperçus. Sur le terrain, le C.A.B. a fait mordre la poussière à un A.S.M. passif, mais du côté des journalistes, ça a failli mordre d’une autre façon !


 


La continuité l’emporte


Les statistiques sont généralement révélatrices même si on ne peut pas toujours en tirer des conclusions définitives. Parmi les faits de cette première journée, on relève que les trois équipes qui ont gagné (E.S.T., C.A.B. et U.S.M.) ont fait confiance à leurs entraîneurs de la saison passée et celles qui ont été battues (C.S.S., A.S.M., et C.S.H.L.) ont changé de coach. A Sousse, comme à Gafsa, les deux entraîneurs qui étaient là depuis l’exercice écoulé (Ben Chikha au C.A. et Ellili à l’E.S.H.S.) ont fait une bonne affaire et ont été  à deux doigts de l’emporter en déplacement face à l’E.S.S. et El Gawafel, deux équipes qui ont changé leur staff technique.


Bien entendu, s’agissant d’une première journée, il est encore hâtif de se laisser impressionner par les statistiques, mais à y méditer, on n’aura pas tort de s’y fixer.


 


Kamel ZAIEM


 


____________________________


 


* Humeurs et clameurs : Educateur, oui, mais jamais persifleur


 


D’habitude, les entames de saison vont clopin-clopant. Retentissant clivage cette fois-ci, au vu du démarrage tonnant et tonitruant: gifle flanquée en public, arrachage de sièges, jets de projectiles, analyses techniques qui tiquent, pied-de-nez au fair-play, irrespect de l’hymne national et... toujours cet indéracinable langage ordurier.


L’image-choc de la journée, et qui, profondément, interloque, demeure cette «spectaculaire» giroflée administrée par l’entraîneur du CA, Ben Chikha, à son joueur Dhaouadi. On le connaissait de tempérament sanguin et coléreux, l’Algérien mais franchement pas au point de donner libre cours à des pulsions instinctives provenant d’un lointain «ça». Pareille taloche en plein visage ne peut avoir pour conséquence que d’humilier le joueur. Il est vrai que l’intention de Ben Chikha est d’ «éduquer» son protégé, auteur d’un écart langagier, ou comportemental, mais la méthode est vraiment d’un autre âge. Tout heureux doit être, par ailleurs, le coach clubiste, de n’avoir pas essuyé une réaction tout aussi fulgurante du joueur qui, bafoué de la sorte dans son honneur aurait pu être l’auteur d’un geste plus malheureux encore. Nul doute que l’Algérien a regretté son incartade, mais le ver était déjà dans le fruit. Comme nous sommes loin du Ben Chikha dont nous avions tellement loué l’attitude lors de son altercation verbale avec Faouzi Benzarti, il y a deux saisons, du temps où il entraînait l’E.S.Z.


 


Communion dites-vous?


Lors de l’émission «Dimanche sport», l'un des deux consultants techniques, Abdelmajid Godantini en l’occurrence, a eu une réflexion pour le moins inconvenante. Il a tenu, en effet, à «féliciter» le staff technique espérantiste, qui a donné une suite favorable à la demande pressante du public sang et or d’incorporer l’attaquant Bouazzi.


Comme pour exprimer une sorte d’admiration face à la communion, à la symbiose qui caractérisent toutes les parties prenantes de la famille espérantiste élargie. Cette saillie n’a, du reste, pas manqué de choquer l’entendement de l’animateur de l’émission qui a, illico prestissimo, émis des  réserves diplomatiquement formulées.


 


Au pilori de la honte


Le fair-play semble une expression bannie du lexique de certains joueurs. A l’instar de Mohamed Labidi, le régisseur de J.S. C’est que suite à un affaissement d’un joueur jendoubien sur le sol en dehors de tout accrochage avec un adversaire, il y eut arrêt du jeu décrété par l’arbitre et les soins subséquents. A l’entre-deux, Mohamed Labidi se devait de rendre le ballon à l’adversaire, selon les règles les plus élémentaires du fair-play. Mais contre  toute attente, il a effectué une passe décisive à l’adresse d’un coéquipier qui a failli marquer un but, le deuxième synonyme de victoire. Scandalisés, les joueurs stadistes n’ont pas manqué de vilipender le fautif, le clouant ainsi au pilori de la honte et de l’ignominie.


 

Wahid SMAOUI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com