Allo !… la CNAM ?






Personne ne peut nier que le nouveau régime d’assurance maladie a été la réforme qui a pris le plus de temps pour entrer en vigueur.


Outre la complexité qui résidait au niveau de la réimplantation de toute une nouvelle logistique à travers la récupération des dossiers des affiliés des caisses sociales (CNRPS et CNSS), la mise en service de la nouvelle Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) ne pouvait se faire sans une bonne communication au niveau des centres d’accueil. Et c’est justement la communication qui a été le maillon faible qui a empêché la réforme de prendre forme durant plusieurs mois. C’est aussi pour la même cause, en fait, que les autorités compétentes se sont trouvées dans l’embarras de reporter, plus d’une fois, la date de l’entrée en service de la CNAM.


Aujourd’hui, la CNAM est opérationnelle. Pourtant, les assurés sociaux qui commencent peu à peu à se familiariser avec les nouvelles procédures, les paperasses et les différentes étapes à suivre pour leur prise en charge, se trouvent encore désorientés. Et pour cause, l’absence de l’information qui semble avoir l’air d’une maladie chronique dans certaines directions régionales.


Jeudi dernier, un de nos lecteurs nous a contactés pour nous faire part de sa mésaventure avec les services de la CNAM desquels il dépend. Notre interlocuteur, cadre dans une société publique, habite une des communes relevant du gouvernorat de la Manouba. Comme tout bon citoyen, il a déposé, dans les délais, son dossier d’affiliation à la CNAM par le biais duquel il fixe la filière privée de soins comme mode de couverture pour lui et le reste de sa famille en sa charge. Première surprise : il a reçu la nouvelle carte de soins dans laquelle il découvre qu’il a été affilié à la filière publique alors que lui, il a opté pour la privée. Mieux encore, ni ses enfants (quatre) ni l’épouse n’y figurent. Travaillant au centre de Tunis, et étant donné que la séance unique ne lui permettait pas de faire le déplacement à la Manouba, il a tenté de joindre les services concernés par téléphone. Ignorant à qui s’adresser, il a choisi de composer le numéro vert de la CNAM. Au début, tout a bien marché puisque l’opératrice au bout du fil lui a permis d’obtenir dès le départ le précieux numéro  de la direction concernée (en l’occurrence le 71 650 590). En se dépêchant de le composer, il n’a trouvé personne au bout du fil. Et les tentatives de se multiplier. Il fallait veiller à ce que la combinaison des chiffres soit correcte.


Plus doucement : «7», «1», «6», «5», «0»,  «5», «9», «0»… Toujours pas de réponse !


De nouveau, par le biais du numéro vert, notre interlocuteur a pu avoir un autre numéro : le 71 651 200. En vain ! Personne ne répondait ! De notre part et avant de relater ces faits, nous avons réessayé à plusieurs reprises les mêmes numéros et toujours sans résultats.


Révolté, notre interlocuteur a décidé de contacter la Direction Générale de la CNAM pour demander qu’on prenne les mesures nécessaires à l’encontre de cette négligence.  En contactant le 71 952 951, le standardiste donne le numéro de la DG (le 71 104 200). En composant ce numéro, une voix féminine demandait les raisons de l’appel. Une fois mise au courant, la femme a tout bonnement raccroché !


A la CNAM on se dit à l’écoute des affiliés. On assure avoir la responsabilité de renseigner  et la priorité d’orienter tous ceux qui demandent l’information. Beaucoup de bonnes valeurs en fait. Sauf que ces jolis slogans risquent d’être vidés de tout sens si on continue à manquer du respect au citoyen…


 

Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com