Kadhem Essaher: Epoustouflant… !






Toujours égal à lui-même, c’est-à-dire charmant, convaincant et maîtrisant parfaitement son art, Kadhem Essaher, le César de la chanson arabe, a tenu en haleine, avant-hier soir, pendant  près de… trois heures vingt minutes, un public sous le charme et en parfaite symbiose avec lui.


 


Décidément, ce Kadhem Essaher après une vingtaine d’années de carrière et de succès n’est pas près de prendre des rides. Avant-hier, décontracté plus que d’habitude, il a réussi son amalgame de tubes des années 90 et de chansons tirées du nouvel album «Yawmiett Rajoulon Mahzoum».


Après une longue et éloquente présentation de la speakerine de Rotana, Kadhem a entamé son concert sous une grande ovation. La communion avec le public était parfaite. L’amour, la passion «Al Ichk» revenait comme un leitmotiv dans les chansons de Kadhem qui maîtrise comme jamais l’art de la chanson. Une voix forte mais ensorceleuse. Les métaphores, les personnifications et les oxymores donnaient à ses airs un aspect formidable.


Les nouveaux titres ont invité l’assistance à la découverte silencieuse; les anciens, appris par cœur, ont installé délire, danses et cris dans les rangs des milliers de fans. On a eu droit aux «Ya Sayidati», «Madinata Al Hobbi», «Ya Tounes» «Ahibbini» et «Ya Bnaya»; mais certains moments forts de la soirée ne seront pas oubliés de sitôt: des solos de violon et de saxophone de la part de deux membres de l’orchestre et cette danse traditionnelle irakienne, «La Dabka», présentée par Kadhem lui-même avec certains membres de sa troupe.


En somme, c’était de l’art pur, de la maestria et du talent. Un concert de cette qualité, on en redemande.


 

Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com