Une économie en pleine expansion malgré les pressions






Les gens d’Oxford Business Group, qui suivent la Tunisie à la loupe pour le compte de tous les investisseurs de la planète, seraient intéressés à notre marché. Ils viennent de tirer leur chapeau à l’économie tunisienne.


Une admiration qui ne vient pas du néant alors que nous continuons à tenir bon, au moment où les plus grands affichent leur émoi. Pourtant, les conditions exogènes (ou les pressions externes, si vous voulez) sont très loin d’être confortables. Ils rappellent ainsi que, malgré le renchérissement des prix des matières premières comme les denrées alimentaires et l'énergie, ainsi qu'à un ralentissement de la croissance en Europe, qui est le principal débouché des exportations tunisiennes, le Fonds monétaire international (FMI) a quand même convenu qu'il tablait sur une croissance moyenne en Tunisie de 5,5% en 2008.


Grâce aux réformes de longue haleine introduites progressivement par le Président Ben Ali depuis ces vingt dernières années, nos capacité se sont renforcées petit à petit pour en arriver aujourd’hui à un statut, non seulement de résistant mais aussi de vecteur résolu à en découdre.


Prenons, par exemple, les secteurs des transports et des télécoms qui ont enregistré une progression de 13%, tandis que l'industrie mécanique a progressé de 13,5%. Même l'industrie textile, que certains disaient en difficulté insurmontable, a connu une croissance de près de 4%.L’industrie agroalimentaire, une autre composante de base de l'économie tunisienne, a enregistré une croissance de 6,1%.


Notre économie est devenue à ce point active que même nos réserves en devises sont également en hausse de 16,5% et se sont établies à 10,4 milliards de dinars. Excusez du peu !


Premier résultat ; le taux d'intérêt de référence décidé par la Banque centrale reste inchangé à 5,25%!!


Il ne fallait donc pas s’étonner que l'économie tunisienne, qui a été consacrée par le rapport du Forum économique mondial comme la plus compétitive de la région Afrique Moyen-Orient, tire largement profit de ses relations étroites avec l'Union européenne, sachant que ses exportations représentent 45% du PIB.


C’est dans les pires conditions que l’on reconnait la valeur des Etats. La souveraineté n’est pas un cadeau que l’on offre mais un statut qui se gagne à la force du poignet. La Tunisie le sait et elle le dit aussi souvent que nécessaire : c’est pour la préservation de nos équilibres et de notre liberté de décision que nous nous battons tous derrière le Chef de l’Etat.


 


Manoubi AKROUT

manoubi.akrout@planet.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com