Festival de Carthage : Balade dans la planète des poètes






Le fin mot de la 44e édition du festival international de Carthage sera signé par le maestro Mohamed Garfi qui invitera les mélomanes à une balade romantique au clair de la lune. «Ya lil, ya gamar» tel est l’intitulé de cette randonnée dans la planète des vers et des poètes qui ponctuera cette soirée de clôture. 


 


Depuis quelques années, Mohamed Garfi s’est éclipsé des ambiances des grandes soirées d’ouverture et de clôture du festival international de Carthage pour se contenter du rôle d’observateur. Cette année, le maestro a choisi de rejoindre l’équipe de la 44e session de ce prestigieux festival, proposant au grand public « Ya lil, ya gamar », un spectacle qui rend hommage à la poésie et aux poètes. Une nouvelle et fraîche création musicale où Mohamed Garfi fait un retour aux sources pour revaloriser le mot…la fine expression. A l’origine, étaient la lettre et le mot dont le pouvoir créateur reste absolu. C’est aussi « la parole à l’état naissant » comme disait le poète chilien Vincente Huidobro dans son œuvre « La Nacion » publiée en 1933.


Mohamed Garfi, en fin connaisseur de la scène musicale tunisienne, de ses hauts et de ses bas, est de retour aux belles ambiances de l’amphithéâtre romain de Carthage avec une soirée dédiée à la poésie et à des plumes tunisiennes et arabes qui font notre fierté et qui sont restées la voix du peuple, de la terre, de l’amour et de la vie. Conçu musicalement par le maestro Mohamed Garfi et scéniquement par le talentueux metteur en scène Béchir Drissi, le spectacle est un joli bouquet garni de passionnants vers qui ont marqué notre mémoire et d’autres qui demeurent méconnus. D’ailleurs, pour mettre sous la lumière ces plumes qui ont su nous faire rêver avec des mots, Mohamed Garfi a invité quatre belles voix tunisiennes pour l’accompagner dans cette balade nocturne dans la planète des poètes. Lors de ce dernier rendez- vous carthaginois, la voix mélodieuse et authentique de Slah Mosbah croisera celle pure de Dorsaf Hamdani qui ne cesse de briller. Noureddine Béji sera de la partie et fera, ce soir, son retour sur la scène du festival international de Carthage après une longue absence…Un retour qui fera certainement le bonheur de tous les mélomanes et les habitués de ce lieu. Aux côtés de ce trio composé de Mosbah, Hamdani et Béji, le public de Carthage aura droit à la voix cristalline de Amani Souissi, une étoile montante dans le ciel de la chanson arabe. Après une participation réussie à la 3e édition de Star Academy Liban, cette jeune étudiante à l’université tunisienne a émergé comme une puissante et mélodieuse voix capable d’interpréter avec aisance les grands classiques arabes, attirant l’attention des compositeurs et des producteurs. Intelligente, passionnée de son art et dotée de grandes capacités vocales, la belle Tunisienne a réussi à faire tourner la tête des frères Rahbani qui lui ont confié un grand rôle dans l’une de leurs créations théâtrales. Et le succès a été encore au rendez-vous pour Amani qui a saisi cette chance pour démonter qu’elle n’est pas un simple produit de marketing et de fabrication des stars ou un effet de mode. Le lancement de son premier album avec Rotana et la diffusion quotidienne de son premier vidéo-clip ont consolidé son parcours. Aujourd’hui, Amani montera pour la première fois sur la scène du festival international de Carthage aux côtés de Noureddine Béji, Dorsaf Hamdani et Slah Mosbah qui ont déjà des beaux souvenirs dans cet espace.


Un quatuor qui sera accompagné de Haythem Hédhiri et Hind Ben Chaâbane qui présenteront des séquences du chant théâtral, lors de cette soirée dédiée aux poètes et à la poésie. Les songes et les chants de Abdelhamid Khraief, Abou Al Kacem Chebbi, Mnaouer Smadeh, Abdelmajid Ben Jeddou, Amal Dongal, Ahmed Foued Nejm, Mansour Rahbani, Saîd Aâqel et Mahmoud Darwich seront le cœur battant de cette soirée de clôture qui remuera de jolis beaux souvenirs, des sentiments purs et nobles…et qui vont droit au cœur !


 


Imen ABDERRAHMANI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com