La démocratie des chars






La mort de 10 soldats français à Kaboul constitue un coup dur pour la France à l’issue d’une attaque d’envergure menée par les Talibans à une cinquantaine de Km de Kaboul. Il s’agit sans aucun doute de l’une des attaques les plus meurtrières opérées contre les soldats français dans ce territoire occupé par les forces de la coalition depuis quelques années. Le coup était si dur que le président français a décidé de se déplacer en personne sur les lieux pour soutenir le moral de ses troupes et afficher encore une fois sa détermination à « combattre le terrorisme ». «  La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté », dit-il en substance. Il s’agit d’un discours obsolète et périmé qui ne convainc plus personne. La démocratie des chars instituée par l’administration américaine est vouée désormais à l’échec puisque démentie à maintes reprises par la réalité sur le terrain. Des années après l’invasion de l’Afghanistan par les troupes américaines, le problème reste entier. L’utilisation de la force souvent excessive et disproportionnée par les troupes de la coalition dans ce pays, et  en Irak également, n’est pas parvenue à atténuer les tensions ni à aider à entrevoir l’ébauche d’une quelconque solution aux problèmes, de plus en plus complexes, posés par l’occupation. Les bâtisseurs, clefs en main, des Etats modernes « libres et démocratiques » ont donné un piètre exemple en fait de gestion et de très mauvais calculs dans le règlement des conflits dans le monde. Qui plus est, ils perdurent dans les erreurs et continuent à agir comme si de rien n’était.


Les véritables solutions aux problèmes de ce monde et particulièrement celui des régions marquées par les grands conflits, comme l’Irak, l’Afghanistan et les territoires occupés, résident dans le courage de reconnaître ses erreurs et d’œuvrer en faveur de l’établissement de solutions qui accordent véritablement aux habitants le droit à l’autodétermination et à prendre en charge leurs propres destinées. Les demi-solutions qui tendent essentiellement à sauvegarder un certain  «honneur» ne mènent que vers les impasses et nécessitent le paiement d’un lourd tribut. Il sera malheureusement supporté par les générations futures.


Lotfi TOUATILes sentiments partagés constituent-ils une condition pour un mariage réussi ? La démocratie des chars La mort de 10 soldats français à Kaboul constitue un coup dur pour la France à l’issue d’une attaque d’envergure menée par les Talibans à une cinquantaine de Km de Kaboul. Il s’agit sans aucun doute de l’une des attaques les plus meurtrières opérées contre les soldats français dans ce territoire occupé par les forces de la coalition depuis quelques années. Le coup était si dur que le président français a décidé de se déplacer en personne sur les lieux pour soutenir le moral de ses troupes et afficher encore une fois sa détermination à « combattre le terrorisme ». «  La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté », dit-il en substance. Il s’agit d’un discours obsolète et périmé qui ne convainc plus personne. La démocratie des chars instituée par l’administration américaine est vouée désormais à l’échec puisque démentie à maintes reprises par la réalité sur le terrain. Des années après l’invasion de l’Afghanistan par les troupes américaines, le problème reste entier. L’utilisation de la force souvent excessive et disproportionnée par les troupes de la coalition dans ce pays, et  en Irak également, n’est pas parvenue à atténuer les tensions ni à aider à entrevoir l’ébauche d’une quelconque solution aux problèmes, de plus en plus complexes, posés par l’occupation. Les bâtisseurs, clefs en main, des Etats modernes « libres et démocratiques » ont donné un piètre exemple en fait de gestion et de très mauvais calculs dans le règlement des conflits dans le monde. Qui plus est, ils perdurent dans les erreurs et continuent à agir comme si de rien n’était.


Les véritables solutions aux problèmes de ce monde et particulièrement celui des régions marquées par les grands conflits, comme l’Irak, l’Afghanistan et les territoires occupés, résident dans le courage de reconnaître ses erreurs et d’œuvrer en faveur de l’établissement de solutions qui accordent véritablement aux habitants le droit à l’autodétermination et à prendre en charge leurs propres destinées. Les demi-solutions qui tendent essentiellement à sauvegarder un certain  «honneur» ne mènent que vers les impasses et nécessitent le paiement d’un lourd tribut. Il sera malheureusement supporté par les générations futures.


 


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com