E.S.S. : Effectif encore instable
Du samedi 9 août pour le match d’ouverture de la L1 au dimanche 17 du même mois en Coupe de la CAF, Michel Decastel a utilisé 21 joueurs : 5, ayant disputé la totalité des deux rencontres, 14, une seule, et deux comme remplaçants pour les deux parties.
Cela, sans compter les Berradhia, blessé, Nafkha, dans l’étoffe du nouveau playmaker de l’équipe, Opara, comme héritier de Gelson, et Chermiti dans la réalisation, puis les maladresses relevées au niveau des trois secteurs, sont les constats les plus frappants à retenir, et que le coach étoilé ne pourrait qu’en être conscient. Dimanche dernier, une meilleure efficacité offensive a été déployée, sans que le CA, et les Ghanéens de Kotoko n’éprouvent leur satisfaction d’avoir terminé avec le minimum de dégâts. Est-ce à dire que la ligne d’attaque a perdu de sa lucidité jusqu’à l’incapacité de réussir des buts immanquables, au grand bonheur de ses adversaires ? Ziadi, Mosrati, Bukari, et Jabnoun ont-ils, encore, besoin de plus de temps pour leur adaptation avec leurs nouveaux milieux? Un fait est, cependant, certain. L’effectif dont dispose Decastel a gagné en maturité d’esprit, et en automatisme, avec la nécessité d’une meilleure entente dans la coordination entre l’entrejeu et les avant-postes, pour ne plus refaire cette mauvaise lecture au niveau de la confection des charges offensives.
Face à Kotoko et après un début en trombe, à l’image d’un jeu varié, et d’une circulation limpide de la balle, il s’est avéré qu’il s’agit d’un simple feu de paille pour donner à l’adversaire l’initiative des opérations. La condition athlétique ne souffrait, pourtant, d’aucune faille pour se permettre de passer du meilleur au pire. Le même scénario nous a été offert lors des deux rencontres, avec de surcroît, l’improvisation dans les choix de l’entraîneur qui attend que la transition prenne forme. L’émergence de Abdennour, Mosrati, Mida, Haj Frej, et Ben Mansour augure, toutefois, d’un avenir radieux pour cette équipe étoilée profondément métamorphosée. Dans l’immédiat, on ne peut tolérer qu’une formation subisse le jeu de son adversaire, après avoir entamé les débats par une pression allant crescendo. Les solutions devront être orientées, désormais, vers le secteur de l’entrejeu, seul garant de maintenir la même cadence jusqu’à l’ultime minute de la partie.
Sami MANSOUR

