Tel-Aviv: Une Palestine pour les Palestiniens, Israël pour les juifs






Le Quotidien-Agences


La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, s'est montrée hier sceptique sur les chances de parvenir à un règlement avec les Palestiniens en 2008, avertissant qu'un accord incomplet risquait d'entraîner des violences, excluant tout accord sur le retour des réfugiés palestiniens.


"Il existe certaines attentes sur un aboutissement avant la fin de cette année", a déclaré Livni, lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Al Qods occupée.


"Je crois que le calendrier est important mais plus important encore est le contenu et la nature des accords auxquels nous pouvons parvenir avec les Palestiniens", a-t-elle cependant ajouté.


"Je pense que toute tentative de combler les fossés qui nous séparent de manière prématurée ou toute tentative de parvenir à un accord qui ne soit pas l'accord complet que nous souhaitons obtenir peut mener ... à des affrontements,(...) à des incompréhensions, (...) à la violence", a ajouté Livni.


"Tant que tous les points ne font pas l'objet d'un accord, il n'y aura aucun accord", a remarqué la ministre, qui dirige l'équipe israélienne négociant avec les Palestiniens.


"La question de savoir combien de temps (l'accord) pourrait rester en souffrance ne dépend pas de notre volonté mais de la situation sur le terrain" a-t-elle dit.


Elle a souligné que le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël et les Etats-Unis, ne peut pas être associé aux négociations.


"Personne ne peut permettre l'existence d'un Etat terroriste (à nos côtés). C'est la raison pour laquelle nous négocions avec des responsables pragmatiques même s'ils ne contrôlent plus rien dans la bande de Gaza, qui est totalement sous la tutelle du Hamas. Et même en Cisjordanie, ils ne sont pas suffisamment forts", a déclaré Livni.


La ministre a insisté sur le fait qu'un accord de paix ne pouvait inclure le droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens et de leurs descendants, soit quelque 4.6 millions de personnes selon les chiffres de l'ONU.


"Lorsque nous parlons de deux Etats pour deux peuples, l'idée est qu'Israël soit le foyer du peuple juif et que l'Etat Palestinien soit le foyer des Palestiniens", a-t-elle dit.

"En dehors de cette conception, il n'y a pas d'accord possible", a-t-elle ajouté. "Ce que les Palestiniens appellent le droit au retour n'est pas une option".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com