LA REVUE DES MARCHES DU 22/08/2008 : Le Tunindex en rebond…






* L'euro recule un peu face à un dollar victime de la crise financière… Recul de 0,3% des commandes à l'industrie dans la zone euro…


 


Au niveau des marchés, l’euro reculait très légèrement face au dollar hier matin, le billet vert continuant néanmoins de souffrir des inquiétudes sur l'économie américaine et le secteur bancaire. La devise européenne était stable face au yen, à 161,93 yens pour un euro contre 161,60 yens jeudi soir. Le dollar pour sa part montait face à la monnaie japonaise, à 109,21 yens pour un dollar contre 108,46 yens jeudi. Après avoir nettement rebondi la semaine dernière, le billet vert a replongé face à l'euro cette semaine. "Le dollar a été sapé par la résurgence du cerle vicieux qui l'avait propulsé à des plus bas historiques", a expliqué Lee Hardman, économiste de Bank of Tokyo-Mistubishi. Le 15 juillet, le billet vert avait touché 1,6038 dollar pour un euro, un plus bas niveau historique face à l'euro, au terme d'une longue descente aux enfers due à la profonde crise financière et immobilière éclatée aux Etats-Unis l'été dernier. "Les fortes inquiétudes sur la santé du secteur financier n'ont jamais vraiment disparu et elles sont revenues à la surface à l'occasion de la levée de capitaux manquée de la banque Lehman Brothers", a développé Lee Hardman. Les inquiétudes sur la banque d'affaires américaine Lehman Brothers sont en effet montées d'un cran après l'annonce d'un échec des discussions qu'elle menait avec des investisseurs sud-coréens et chinois pour leur vendre jusqu'à 50% de ses actions, et alors que les analystes s'attendent à de nouvelles dépréciations. Du côté du marché du pétrole, les prix du brut amorcent un retrait au lendemain d'une séance marquée par un rebond fulgurant dans le sillage de la baisse du dollar et des tensions entre les Etats-Unis et la Russie. Jeudi, la Russie, deuxième exportateur mondial de brut, a annoncé qu'elle ne se contenterait pas de protestations diplomatiques après la signature d'un accord entre les Etats-Unis et la Pologne au sujet du projet américain de bouclier antimissile. Les observateurs sont divisés quant aux conclusions à tirer du rebond de 5% observé jeudi. Certains pensent qu'il s'agit d'une hausse passagère, tandis que d'autres, tels que Goldman Sachs, estiment que les fondamentaux du marché favorisent un rebond plus durable. Edward Meir, analyste chez MF Global, considère que la hausse de six dollars enregistrée jeudi n'était qu'un sursaut dans un contexte général baissier."Notre opinion négative sur le marché est basée sur notre conviction que la flambée d'hier était tout à fait excessive", dit-il. L'analyse de la demande chinoise en brut pourrait venir conforter cette idée. Si la demande en brut y a atteint un plus haut niveau de deux ans au mois de juillet, c'est avant tout parce que le pays souhaitait constituer des réserves avant l'ouverture de Jeux olympiques de Pékin, estiment certains traders, qui pensent que les achats chinois de pétrole risquent de s'effondrer sitôt la fin de l'olympiade.


 


Sur les marchés européens, la Bourse de Paris est peu changée en début de séance mais repasse dans le vert dans le sillage des marchés asiatiques, soutenue par la légère remontée du dollar contre l'euro et le rebond timide des bancaires. Le dollar se redresse contre l'euro, qui repasse sous 1,49 dollar et s'échange autour de 1,4885 contre 1,4904 hier soir. Le baril de pétrole brut léger américain se maintient au-dessus de 121 dollars et se traite à 121,52 (+32 cents).Le secteur financier est toujours au centre des préoccupations alors que les marchés du crédit et interbancaire n'ont toujours pas retrouvé un fonctionnement normal et où les rendements sont proches de leurs plus hauts records. Les investisseurs et la communauté financière seront donc très attentifs au discours sur la stabilité financière que devait prononcer ce vendredi Ben Bernanke au Symposium économique annuel de la Réserve fédérale à Jackson Hole (Wyoming).Les bancaires et la construction, qui étaient les valeurs les plus pénalisées jeudi, sont parmi les plus fortes hausses du CAC 40, notamment Société générale (+1,25%) et Saint-Gobain (+0,64%).EADS, plus forte hausse du CAC, gagne 1,76% alors que Boeing entretient l'incertitude sur sa participation ou non au nouvel appel d'offres du Pentagone en vue de la fourniture d'avions ravitailleurs à l'US Air Force. Boeing avait obtenu des autorités l'annulation de l'attribution du contrat de 35 milliards de dollars à EADS allié à Northrop Grumman. Air France-KLM recule de 0,32%. Selon le quotidien Les Echos, la compagnie a mandaté la banque Lazard en vue de préparer une offre d'achat d'Austrian Airlines, dont l'Etat autrichien souhaite se désengager


Dans l’ensemble de la zone euro, les commandes à l'industrie ont reculé en juin de 0,3% par rapport à mai, moins que prévu, rapporte l'agence Eurostat. Comparées à juin 2007, elles ont chuté de 7,4%.Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un repli mensuel de 1,1% et un recul annuel de 6,3%.Eurostat a également révisé à -5,4% le chiffre du mois de mai, initialement ressorti à -3,5%.Si l'on exclut les commandes traditionnellement volatiles de bateaux, de trains et d'avions, les commandes à l'industrie ont augmenté en juin de 0,6% d'un mois sur l'autre et n'ont reculé que de 1,5% par rapport à 2007.


 


Au niveau économique, l'économie britannique a stagné au deuxième trimestre par rapport aux trois premiers mois de l'année, selon une nouvelle estimation de l'Office national de la statistique (ONS) révisée à la baisse. La croissance séquentielle du produit intérieur brut (PIB) avait été annoncée en première estimation à 0,2%, et les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une révision à la baisse, mais moins prononcée, à +0,1%. La stagnation du deuxième trimestre constitue la plus mauvaise performance depuis le 2e trimestre de 1992. Sur un an, le taux de croissance du deuxième trimestre a été lui aussi revu à la baisse et ressort désormais à 1,4%, au plus bas depuis le quatrième trimestre de 1992, contre +1,6% en première estimation et +1,5% attendu. La livre Sterling et l'indice FTSE 100 des principales valeurs britanniques ont entamé un mouvement de repli après la publication de cette statistique qui a conforté l'idée que le coût du crédit devra baisser pour d'éviter un ralentissement profond et prolongé. "Une baisse des taux est à l'ordre du jour, bien qu'il y ait peu de chances qu'elle intervienne tant que l'on aura pas atteint le pic de l'inflation", commente Brian Hillard, économiste à la Société générale. La Banque d'Angleterre tient déjà compte de l'hypothèse d'une stagnation de l'économie au cours de l'année à venir. Elle a de surcroît déjà déclaré que la croissance devait ralentir pour freiner l'inflation. Le secteur britannique des services, habituellement l'un des moteurs de l'économie, n'a crû que de 0,2% au deuxième trimestre, soit le rythme le plus faible depuis le quatrième trimestre 1995.La production industrielle a reculé de 0,8%, ce qui constitue sa progression la plus lente depuis les trois premiers mois de l'année 2005.


 


Sur le marché d’automobile, le groupe Volkswagen annonce avoir livré 521 500 véhicules à travers le monde en juillet, soit un niveau stable par rapport au chiffre d'il y a un an, malgré une baisse de 4,2% du marché mondial. Sur les sept premiers mois de l'année, le constructeur automobile a vu ses livraisons progresser de 5% à 3,79 millions de véhicules, marquant un nouveau record pour cette période de l'année. Le marché automobile mondial a reculé de 0,4% sur la même période, à titre de comparaison. Le groupe allemand souligne notamment la progression des ventes en Chine, de 19,3% à 607 500 unités, ainsi qu'au Brésil (+22,2%) et en Europe centrale et orientale (+19,6%). Les livraisons n'ont progressé que de 0,7% en Europe et de 2,8% en Allemagne.


 


Sur la place de Tunis, le volume global de refinancement à (-771,4) : à la date du 21/08/2008), tend  à abaisser le Taux de Marché Monétaire (TMM) à 5.13%.


Enfin, sur le marché des changes, le dinar (au 18/08/2008) s’est déprécié par rapport à l’Euro et au yen japonais et il s’est apprécié  par rapport au dirham marocain et au dollar américain


 


Sur le marché des titres, à la BVMT : la séance du vendredi 22 Août 2008 s’est soldée par :


Une balance des variations à la clôture de la séance: 13 titres à la hausse dont notamment:


http://www.bvmt.com.tn/quotes/quote.jsp?code=210090 contre 21 valeurs à la baisse dont notamment:


Les plus fortes quantités dont:


INDICES SECTORIELS:       


 A la clôture, le TUNINDEX  3 220,50  0,66%


 


On retiendra de la journée, notamment, une baisse des taux et une surliquidité des agents.


 


Haithem GHARSALLI


Analyste PERSPECO :


Laboratoire EURO-MED. D’Analyses Economiques


www.perspeco.com




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com