Départ des troupes US d’Irak : La Maison-Blanche dément tout accord






Le Quotidien-Agences


La Maison-Blanche a démenti que les négociateurs américains et irakiens soient parvenus à un accord prévoyant que les troupes américaines auront quitté l'Irak fin 2011.  "Il y a encore des discussions en cours", a déclaré depuis Crawford un porte-parole, Gordon Johndroe. "Tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini. (...) Si les négociations touchent à leur fin, et que l'on peut voir le bout du tunnel, il reste de nombreux détails en suspens, et nous pensons être en train de régler ces détails en ce moment", a-t-il nuancé.


Les négociations sur le statut futur des troupes américaines en Irak (SOFA, Status of Forces Agreement) avaient commencé en février et devaient s'achever fin juillet, mais la complexité des questions et les divergences, notamment sur un calendrier de retrait des troupes américaines, ont retardé la rédaction de l'accord.


Sur le terrain, huit Irakiens ont été enlevés à leur domicile par des hommes armés soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda, dans la province de Diyala, où les forces de sécurité traquent depuis près d'un mois les insurgés, a indiqué hier un officier de l'armée.


Les rapts ont eu lieu vendredi soir dans le village d'Oum al-Qoutoun, à l'ouest de Baqouba, a indiqué l'officier, qui a requis l'anonymat.


Selon cette même source, les huit Irakiens enlevés s'apprêtaient à rejoindre un groupe engagé dans la lutte contre le réseau d'Oussama Ben Laden.


"Il y a encore une semaine, cette région était une place-forte d'Al-Qaïda, mais leurs combattants ont fui et les forces irakiennes s'approchent lentement de ce secteur", selon l'officier.


D’autre part, un ancien ministre sunnite irakien a été condamné à mort par contumace pour le meurtre de deux fils d'un député sunnite en 2005, a affirmé samedi le porte-parole de la Cour criminelle centrale en Irak (CCCI).


Selon Abdel Sattar al-Byrakdar, la CCCI a prononcé mercredi la peine capitale contre Assad Kamal al-Hachemi, ancien ministre de la Culture, pour le meurtre des deux fils du député Mithal Alloussi.


Hachemi, un ancien imam salafiste a disparu il y a plus d'un an juste avant la perquisition de sa maison au cours de laquelle 42 de ses gardes du corps avaient été arrêtés. "Nous ne savons pas où il est", a assuré Byrakdar.


En février 2005, deux tueurs avaient ouvert le feu sur la voiture de Alloussi dans laquelle se trouvaient deux de ses enfants. Les meurtriers avaient été arrêtés et avaient confessé avoir agi sur ordre de Hachemi.

Alloussi est le seul député de son parti.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com