LA REVUE DES MARCHES DU 25/08/2008 : Le Tunindex en repli…






* Le dollar en hausse, les devises européennes en berne…Les prix du pétrole sont stables autour de 114 dollars…La donne budgétaire se complique en zone euro, la France exposée…


 


Au niveau des marchés, le dollar progressait hier matin face à l'euro et la livre sterling, dans un marché calme pour cause de jour férié au Royaume Unis et sur fond de spéculations sur une baisse des taux d'intérêts en Europe pour soutenir une croissance en berne, selon des cambistes. La devise européenne baissait aussi face au yen, à 162,16 yens pour un euro contre 162,61 yens vendredi soir. Le dollar restait stable face à la monnaie japonaise, à 110,00 yens pour un dollar contre 110,01 yens vendredi. "L"euro reste faible car les inquiétudes d'un ralentissement (économique) en zone euro persistent et une baisse des prix du pétrole brut alimente les spéculations sur un assouplissement des taux d'intérêt directeurs de la Banque centrale européenne", a indiqué un cambiste à Dow Jones Newswires. "L'euro a fortement baissé dans la nuit alors que les marchés asiatiques ont réagi aux baisses des prix du pétrole et d'autres matières premières observées sur les marchés vendredi. La livre sterling a suivi le mouvement, frôlant la barre de 1,84 dollar", expliquait de son côté Ilya Spivak, de Daily Fx. Du côté du marché du pétrole, les prix du brut sont stables lundi autour de 114 dollars, et marquent une pause après la chute de 5,4% enregistrée lors de la séance de vendredi, le repli le plus marqué depuis décembre 2004. L'annonce d'un retrait des troupes russes de Géorgie a eu un impact baissier sur le marché même si les tensions entre les Etats-Unis et la Russie, deuxième exportateur mondial de brut, risquent encore de soutenir les prix. Depuis le 11 juillet, date à laquelle il a inscrit un record absolu à 147,27 dollars, les prix du brut ont perdu près de 22%, la cherté des carburant ayant déclenché un recul de la consommation. La dégringolade de vendredi a été amorcée par la remontée du dollar et par la publication de deux rapports montrant, pour l'un, une hausse de la production de l'Opep, et pour l'autre, des anticipations de recul de la consommation lors du week-end prolongé du 1er septembre, date de la fête du travail aux Etats-Unis.


 


Sur les marchés européens, la Bourse de Paris débute la semaine dans le rouge, malgré la hausse du dollar et la modération des prix du brut. Les investisseurs attendent la publication, à 14h00 GMT, des chiffres de ventes de logements anciens aux Etats-Unis en juillet. Après un rebond de 2,23% vendredi mais un recul de 1,19% sur la semaine passée, l'indice CAC 40 cède 0,84% à 4.363.32 points vers 9h20. Principal contributeur à la baisse de l'indice, Total cède 1,19% alors qu'Oddo Securities a réduit son objectif de cours de 66 à 63 euros tout en restant à l'achat sur la valeur. Le brut léger américain reprend 65 cents à 115,24 dollars, après une chute de 5,4% vendredi, soit le repli le plus marqué depuis décembre 2004. ArcelorMittal cède 1,07% après avoir annoncé le rachat pour 136 millions d'euros de ses propres actions. Sanofi-Aventis recule de 1,24% alors que le tchèque PPF Group a pris vendredi une option d'achat de la participation de l'assureur italien Generali dans le fabricant de médicaments génériques Zentiva, cible d'une offre du groupe pharmaceutique français. Alors que Londres est fermé ce lundi, Francfort cède 0,18%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 recule de 0,54% et l'EuroFirst 300 de 0,32%. L'euro s'échange à 1,4737/39 dollar contre 1,4784 à la veille du week-end alors que le billet vert remonte à un plus haut de deux ans face à la livre sterling suite à la publication la semaine dernière de statistiques montrant un enrayement de l'économie britannique.


 


Au niveau économique, la croissance de l'économie française ne devrait guère dépasser 1% cette année et l'année prochaine selon les économistes qui ont nettement revu en baisse leurs prévisions après la contraction inattendue du produit intérieur brut au deuxième trimestre. Les économistes interrogés par Reuters divergent en revanche sur le calendrier de la reprise sans pour autant s'attendre à un rebond soutenu de l'activité. L'annonce d'une contraction du PIB de 0,3% au deuxième trimestre et d'une révision en baisse de 0,1% de la croissance du premier trimestre à +0,4% correspondant à un acquis de croissance de 0,9% à la fin du premier semestre a conduit les économistes à revoir en nette baisse leurs estimations. Les huit économistes ayant actualisé leurs prévisions jointes par Reuters au cours de la semaine écoulée s'attendent désormais à une croissance de 1,0% en 2008 et de 1,1% en 2009. Fin juillet, quatorze économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 1,6% en 2008 et de 1,4% en 2009 alors que le consensus de croissance pour le deuxième trimestre était de +0,2%.


 


Au niveau industriel, l'indice général des prix à la production industrielle en Espagne a augmenté de 1,4% en juillet par rapport au mois précédent, indique l'institut national de statistiques. Sur un an, les prix à la production industriels se sont accrus de 10,2%, une hausse tirée par les produits pétroliers et alimentaires. Cette hausse a été tirée par celle de l'énergie (+30,3%), devant les biens intermédiaires (+7,3%), les biens de consommation (+5,2%, dont 3,3% pour les biens durables et 5,6% pour les biens non-durables) et les biens d'équipement de 2,3%.


Dans l’ensemble de la zone euro, le ralentissement plus rapide et plus marqué qu'attendu de l'activité économique depuis le deuxième trimestre va constituer un test pour le Pacte de stabilité de la monnaie unique réformé en 2005. La France, qui assure la présidence de l'Union européenne jusqu'à la fin 2008, apparaît très exposée en raison de l'insuffisant assainissement de ses finances publiques. "Lors de la précédente phase de ralentissement prononcé de l'activité au début des années 2000, les plus grands pays de l'UE avaient franchi le seuil maximal de déficit public et étaient tombés sous le coup d'une procédure de déficit excessif", rappelle Frédérique Cerisier, économiste à la banque BNP Paribas. "Les pays de la zone euro abordent le ralentissement conjoncturel actuel en ordre dispersé aussi bien du point de vue des perspectives de croissance qu'en matière budgétaire", ajoute-t-elle. La procédure de déficit excessif peut entraîner en fin de parcours de lourdes sanctions et c'est pour empêcher d'être mis à l'amende que Paris et Berlin avaient, en 2003, mis le Pacte entre parenthèses et déclenché une réforme de cet instrument. Si le Produit intérieur brut (PIB) de l'ensemble de la zone euro s'est contracté de 0,2% au deuxième trimestre, l'Italie a enregistré deux reculs de son PIB au cours des trois derniers trimestres et risque d'être la première économie de la zone euro à connaître une "récession technique" définie comme deux trimestres consécutifs de taux de croissance négatifs.


 


Au niveau des secteurs, la compagnie aérienne allemande Lufthansa a officiellement déclaré son intérêt à une prise de participation dans son homologue autrichienne en difficulté Austrian Airlines, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole de la compagnie. Lufthansa a formellement manifesté son intérêt pour le rachat d'une partie du capital d'Austrian Airlines, a déclaré un porte-parole de la compagnie allemande. La holding publique autrichienne OeIAG a mis en vente les 43% d'Austrian détenus par l'Etat, valorisés autour de 157 millions d'euros. Mais elle a précisé que la part exacte cédée serait liée à la détention par un groupe d'actionnaires stratégiques autrichiens d'un quart du capital de la compagnie. Les candidats à l'entrée au capital d'Austrian devaient manifester officiellement leur intérêt auprès d'OeIAG au plus tard dimanche, par l'intermédiaire de la banque Merrill Lynch. Des sources proches du conseil d'administration d'Austrian ont rapporté qu'une majorité des administrateurs étaient favorables à un rapprochement avec Lufthansa, ainsi qu'Air France-KLM, Aeroflot et Turkish Airlines


 


Dans le même cadre, la compagnie aérienne indienne Kingfisher a négocié avec l'avionneur européen Airbus un report de livraison de 32 moyen-courriers A320, initialement prévue pour 2008-2009, à 2010-12, a déclaré Vijay Mallya, son PDG, dans un entretien au Financial Times paru lundi. Airbus n'a pas confirmé ce report mais a expliqué "avoir commencé cette année, en raison du changement de conjoncture dans le transport aérien, à discuter avec ses clients pour savoir si les délais de livraison négociés précédemment leurs convenaient toujours". "Nous ne dévoilons pas le contenu des négociations avec une compagnie en particulier", a précisé un porte-parole du groupe, ajoutant que "les services commerciaux d'Airbus étaient en contact régulier avec tous les clients". "Il n'y a en tout cas pas eu d'annulation de commandes et c'est ce qui importe", a-t-il dit à propos de la commande de Kingfisher. Il n'a pas voulu dire à quelle compagnie avaient été affectés les créneaux de livraisons 2008-2009 pour ces 32 monocouloirs


 


En Tunisie, l'ensemble des indicateurs indiquent que les marchés nationaux seront régulièrement approvisionnés en produits alimentaires, notamment de base et à forte demande, au cours du mois de Ramadan, ce qui nécessite toutefois un comportement rationnel du citoyen.  Les services du ministère du commerce et de l'artisanat ont engagé en coordination avec toutes les parties concernées les préparatifs nécessaires afin de garantir l'approvisionnement régulier des marchés au cours du mois de Ramadan, d'autant que le mois saint coïncide cette année avec le croisement des saisons, période au cours de laquelle une baisse de la production est enregistrée, outre une augmentation des prix des matières premières et alimentaires sur le marché mondial.  Ces préparatifs relatifs notamment à la programmation de la production, au conditionnement et à l'approvisionnement ont été au centre de la conférence de presse tenue, samedi à Tunis, par MM Mohamed El Aouini, directeur général du commerce intérieur et Ali Gharbi, directeur du controle économique.


 


Sur la place de Tunis, le volume global de refinancement à (-771,4) : à la date du 21/08/2008), tend  à abaisser le Taux de Marché Monétaire (TMM) à 5.13%.


Enfin, sur le marché des changes, le dinar (au 21/08/2008) s’est déprécié par rapport à l’euro et au yen japonais et il s’est apprécié  par rapport au dirham marocain et au dollar américain


 


Haithem GHARSALLI


Analyste PERSPECO :


Laboratoire EURO-MED. D’Analyses Economiques

www.perspeco.com


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com