En réponse aux attaques verbales de Tel Aviv: Nasrallah menace de détruire Israël






Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a menacé de "détruire" l'Etat d'Israël si ce pays mettait à exécution ses menaces de s'attaquer aux infrastructures civiles du Liban en cas de nouveau conflit avec le mouvement chiîte libanais.


 


Le Quotidien — Agences


"Vos unités militaires seront détruites dans nos montagnes, nos vallées, nos villages et nos maisons, et votre Etat usurpateur de notre terre sainte sera détruit avec", a-t-il lancé dans un discours télévisé, en s'adressant au ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.


Cheikh Nasrallah, cité par la télévision du Hezbollah Al-Manar, a estimé que les récentes mises en garde de dirigeants israéliens au Liban répondaient à des "nécessités internes" évoquant les élections primaires en septembre du Kadima, le parti du Premier ministre Ehud Olmert démissionnaire à la suite d'une série d'affaires de corruption.


"Nous ne minimisons pas les menaces israéliennes mais celles-ci ne doivent pas nous affoler ni nous faire peur", a-t-il ajouté.


Selon lui, après le conflit de 2006, "les dirigeants sionistes penseront des dizaines de milliers de fois avant de perpétrer une nouvelle agression contre le Liban".


Israël a récemment multiplié les avertissements à l'encontre du Liban, menaçant notamment d'attaquer les infrastructures civiles de son voisin en cas de nouveau conflit avec le Hezbollah.


Les dirigeants israéliens estiment que le nouveau gouvernement libanais, où l'opposition menée par le Hezbollah a obtenu une minorité de blocage, s'est refusé à désarmer le mouvement chiîte et lui a donné le feu vert pour continuer à contrôler militairement le sud du Liban.


Le Hezbollah était parvenu durant le conflit de 2006 (12 juillet-14 août), malgré des raids aériens massifs et des incursions terrestres israéliennes, à tirer quelque 4.000 roquettes vers la Galilée contraignant près d'un million d'Israéliens à se réfugier dans des abris.


Le conflit avait fait plus de 1.200 tués au Liban, civils pour la plupart, et 160 tués, côté israélien, en majorité des militaires.


 


__________________________________


 


* Kouchner souligne le caractère inflammatoire de la situation


 


Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner en visite au Liban a minimisé hier la portée de l'échange de menaces entre Israël et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tout en soulignant le caractère "inflammatoire" de la situation au Proche-Orient.


"Il faut toujours prendre les menaces au sérieux, aussi bien les menaces israéliennes que les menaces de Nasrallah parce que dans une région comme celle-là, dans un pays comme ça (le Liban) il faut faire très attention, c'est une région très inflammatoire", a déclaré Kouchner à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Michel Sleimane.


Le ministre français s'est cependant déclaré peu convaincu du sérieux de ces menaces.

"Honnêtement, cette fois-ci je ne prends pas ça tout à fait au sérieux, ni d'un côté ni de l'autre", a-t-il déclaré avant d'ajouter: "enfin, j'espère de ne pas me tromper".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com