Maliki confirme : Plus de troupes étrangères après 2011 en Irak






Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a annoncé hier que son pays était parvenu à un accord avec les Etats-Unis selon lequel il n'y aura plus de troupes étrangères en Irak après 2011.


 


Le Quotidien - Agences


"Il y a un accord entre les deux parties pour qu'il n'y ait plus aucun soldat étranger en Irak après 2011", a affirmé Maliki, selon un communiqué de son bureau.


Maliki a demandé auparavant des modifications du projet d'accord sur le statut futur des forces américaines en Irak, a affirmé une des principales composantes gouvernementales.


«Dans l'accord, il reste des points en suspens qui ne peuvent être approuvés dans l'état et qui nécessitent des modifications préservant totalement la souveraineté de l'Irak», a affirmé un communiqué du Conseil suprême islamique en Irak (CSII), dirigé par Abdel Aziz Hakim, citant les propos tenus samedi par Maliki devant les responsables de cette formation chiîte.


Le chef des négociateurs irakiens Mohammed al-Haj Hammoud avait affirmé vendredi à l'AFP que «le travail des négociateurs était terminé. Maintenant, il se trouve entre les mains des dirigeants» politiques irakiens.


Il avait ajouté que le président américain George W. Bush avait approuvé le document mais le porte-parole de la Maison-Blanche avait rétorqué que «si les négociations sont en train d'arriver à leur fin (...) il reste de nombreux détails en suspens, et nous pensons être en train de régler ces détails».


Le communiqué du CSII précise que les commentaires de Maliki ont été faites lors d'une réunion avec l'Alliance irakienne unifiée (AIU), le bloc chiîte dont le CSII et le parti Dawa sont les deux principales composantes.


«Les chefs de l'AUI veulent s'assurer que l'accord de sécurité entre les États-Unis et l'Irak préserve la souveraineté de l'Irak et ses intérêts nationaux», dit le texte.


«A la fin 2011, les troupes américaines se retireront d'Irak», avait dit  Hammoud avant d'ajouter: «Il existe toutefois une clause stipulant que le retrait peut avoir lieu avant 2011 ou que la présence peut être prolongée après 2011 en fonction de la situation».


Sur le terrain, au moins trente personnes ont été tuées dans l'attentat-suicide perpétré dimanche lors d'un dîner réunissant des membres de la police irakienne et des miliciens anti-Qaïda à l'ouest de Bagdad, selon un nouveau bilan fourni hier par une source médicale.


Un médecin de l'hôpital public de Falloujah, où les victimes de l'attaque ont été transportées, a indiqué qu'au moins 30 personnes y avaient péri et 42 avaient été blessées. Selon ce médecin, qui a requis l'anonymat, neuf personnes ont succombé à leurs blessures.


L'attentat commis par un kamikaze qui a fait détoner sa veste explosive au milieu des convives a eu lieu dans le village d'Al-Zaïdane dans le district d'Abou Ghraib, à quelque 30 km à l'ouest de Bagdad.


Un précédent bilan fourni dimanche soir par une source au ministère irakien de l'Intérieur faisait état de 21 policiers et combattants anti Al-Qaïda tués et 32 blessés.


Selon des témoins, Aziz Moukhlef al-Zoubaï, un chef local des Sahwa (Réveils), une milice qui regroupe d'anciens insurgés ayant retourné leurs armes contre Al-Qaïda, avait organisé cette fête pour célébrer la libération d'un de ses amis détenus par les Américains au Camp Bucca, dans le sud de l'Irak. Zoubaï a été tué dans l'attaque, selon le ministère irakien.


D’autre part, les forces américaines ont annoncé avoir capturé ce mois-ci deux dirigeants d'Al-Qaïda en Irak, dont l'un est soupçonné de l'enlèvement d'une journaliste américaine.


Selon l'armée, Ali Rach Nasser Djiyad al Chammari, alias Abou Tiba, a été capturé le 17 août, et Salim Abdallah Achour al Choudjayri, alias Abou Ousmane, le 11 août.


Abou Tiba était le principal conseiller du réseau sunnite dans la capitale irakienne, tandis qu'Abou Ousmane était son "émir" à Roussafa, quartier de l'est de Bagdad, indique-t-on de source militaire.

Selon le communiqué des forces américaines, Abou Tiba dirigeait les activités d'Al-Qaïda durant sa période la plus active dans le pays, début 2007.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com