Modération et organisation






Les ménages tunisiens s’apprêtent à accueillir, courant septembre, deux événements majeurs qui vont particulièrement solliciter le budget familial. Il s’agit bien évidemment du mois Saint  de Ramadan qui dégage d’ores et déjà ses effluves odorantes et de la rentrée scolaire, avec tout ce qu’ils impliquent comme dépenses souvent dures à supporter. Que faire pour s’en sortir à bon compte et passer sans accroc ce cap, telle est la question focale qui taraude l’esprit, de bon nombre de pères de famille. Non sans raison d’ailleurs car, avec les  dépenses estivales, ces derniers ne savent plus  où donner de la bourse, en attendant que l’Aïd ne vienne fermer, momentanément, cette funeste marche sonnante et trébuchante qui donne le tournis aux comptables les plus chevronnés.


D’aucuns pensent à cet effet que le Tunisien vit au-dessus de ses moyens. Cela est en partie vrai surtout que certains de nos concitoyens ont tendance à céder facilement à la fièvre acheteuse et à la boulimie de la consommation à la moindre occasion.


Durant Ramadan, c’est carrément la «fuite en avant» en matière de consommation qui atteint d’ailleurs des sommets. Le Tunisien qui aime la bonne chère ne se prive de rien et n’hésite pas à délier généreusement sa bourse pour satisfaire ses innombrables envies.


Et qu’importe si, au final, le budget familial en pâtit et s’en trouve lourdement grevé. L’ennui c’est que cette année les finances des ménages seront davantage mises à rude épreuve pour cause de rentrée scolaire qui joue à l’évidence au «trouble-fête». Les excès  étant source de danger, de  déséquilibre et de perturbations, de toutes sortes, la modération dans la consommation et la bonne organisation sont très indiquées à cet effet et s’imposent comme un impératif pour s’en sortir à bon compte. Si à l’évidence «la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a», il importe que nos bons pères et mères de famille sachent raison garder et rationaliser la consommation familiale en tenant compte des moyens disponibles. A leur charge de ne pas perdre de vue que la consommation boulimique porte non seulement préjudice à l’équilibre budgétaire familial mais également alimente la spéculation, fait donc flamber les prix et grève lourdement le budget de l’Etat pour financer des importations qu’on aurait pu éviter.


 

Chokri BACCOUCHE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com