Medvedev rencontre son homologue chinois: Vers un axe Moscou-Pékin…






Le Quotidien — Agences


La Russie va chercher le soutien de la Chine dans sa confrontation avec l'Occident, la plus grave depuis la chute de l'URSS, après sa décision de reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.


Le président russe Dmitri Medvedev s’est entretenu hier avec son homologue chinois Hu Jintao à Douchanbé, capitale de l'ex-république soviétique du Tadjikistan, à la veille d'un sommet des pays de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).


Nul doute que la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des républiques séparatistes de Géorgie sera à l'ordre du jour de leur entretien, même si Pékin s'est gardé jusqu'ici de tout commentaire public.


Medvedev, qui avait réservé sa première grande visite officielle à la Chine après son investiture en mai, est soucieux tout comme son prédécesseur Vladimir Poutine de ménager un axe Moscou-Pékin alors que ses relations avec les Occidentaux sont des plus tendues.


 


________________________________________


 


* Moscou : «Washington devrait s'occuper davantage de son économie»


 


Le Quotidien — Agences


Le président russe Dmitri Medvedev a durci hier le ton face à Washington en appelant l'administration américaine à s'occuper davantage de son économie que des affaires internationales.


"Nous sommes interdépendants, et c'est pourquoi nous souhaitons que nos partenaires américains s'occupent moins d'affaires internationales et plus du renforcement de leur économie, parce que l'économie américaine est au coeur de très nombreux problèmes économiques", a-t-il estimé dans une interview accordée à la chaîne de télévision panarabe Al-Jazeera.


"La Russie a besoin de bonnes relations avec l'Occident, comme l'Occident a besoin de bonnes relations avec la Russie. L'économie est mondiale: ce qui se passe à la Bourse de New York a des répercussions le lendemain à Tokyo, puis à Moscou", a affirmé le chef du Kremlin.


Medvedev a évoqué les compagnies américaines Fannie Mae et Freddi Mac qui sont "sur le point d'annoncer un défaut de paiement". Victimes de la crise des subprimes, ces deux sociétés ont enregistré plus de 12 milliards de dollars de pertes en moins d'un an et risquent d'être placées sous gestion publique.


"Ce serait une situation fort désagréable pour les Etats-Unis et d'autres marchés. Ces choses-là, il faut s'en occuper, y compris par des efforts conjoints", a estimé le président russe.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com