Pour la première fois depuis le début de la crise: L’UE évoque des sanctions contre la Russie






* La Chine et Quatre pays de l’Asie Centrale expriment leur soutien à Moscou


 


Pour la première fois, Bernard Kouchner annonce que des sanctions pourraient être prises lors du sommet extraordinaire de l'Union Européenne sur la crise géorgienne.


 


Le Quotidien — Agences


Des «sanctions sont envisagées» contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne, a déclaré hier devant les ambassadeurs français le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.


Sans préciser la forme que pourraient prendre d'éventuelles sanctions, le patron du Quai d'Orsay a assuré que «bien d'autres moyens» pourraient être mis en œuvre pour parvenir à un objectif : «élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter» la situation en Géorgie, conformément à la condamnation de Nicolas Sarkozy la veille.


«Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que la réunion n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires en ce moment», a ajouté le patron du Quai d'Orsay.


«S'ils veulent la dégradation de ces relations, ils l'obtiendront»


Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE vont se réunir lundi à Bruxelles pour un sommet consacré à l'avenir des relations avec la Russie, après le conflit en Géorgie et la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des deux provinces séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.


C'est la première fois que Paris évoque au nom des Européens la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise. «On ne parle pas de sanctions» à l'égard de Moscou, avait ainsi assuré dimanche Kouchner à propos du même sommet européen. La Russie -qui fournit un quart des besoins en gaz de l'Europe- avait déjà mis en garde les pays de l'UE contre de telles initiatives. «S'ils veulent la dégradation de ces relations, ils l'obtiendront bien entendu (...). Mais s'ils veulent sauvegarder les relations stratégiques, ce qui est totalement dans l'intérêt à la fois de la Russie et de l'Europe, tout ira bien», avait ainsi déclaré mardi le président russe Dmitri Medvedev.


De son côté, le Kremlin tente d'accumuler les soutiens internationaux. La Chine et quatre pays d'Asie centrale ont ainsi exprimé hier leur soutien au «rôle actif» de la Russie dans la résolution du conflit avec la Géorgie, selon un projet de déclaration conjointe signé par leurs présidents et diffusé par le Kremlin.


 


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* Lavrov ironise sur les menaces européennes


 


Le Quotidien — Agences


Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a ironisé hier sur les menaces de sanctions européennes contre Moscou, affirmant que l'Union européenne était "simplement irritée" par les déconvenues de la Géorgie, "petit chouchou" de l'Occident.

"C'est juste parce qu'ils sont irrités que le «petit chouchou» de certaines capitales occidentales n'ait pas été à la hauteur de leurs attentes", a déclaré Lavrov à la presse en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai à Douchanbé, capitale du Tadjikistan.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com