LA REVUE DES MARCHES DU 28/08/2008 : Le Tunindex en consolidation haussière …






* Le dollar poursuit son recul face à l'euro, soutenu par les taux... les cours du pétrole sont en haussse…


 


Au niveau des marchés, le dollar limite son recul par rapport à l'euro depuis le début d'après-midi, avec l'annonce d'une progression plus importante que prévue des commandes de biens durables aux Etats-Unis. Le Département du Commerce a indiqué que celles-ci avaient augmenté de 1,3% le mois dernier, signant leur troisième hausse consécutive, alors que les économistes n'attendaient qu'une légère progression de 0,3%. L'euro s'inscrit actuellement en hausse d'environ 0,4% par rapport au dollar à 1,471 dollar, alors qu'il avait approché 1,478 dollar en milieu de séance. Le billet vert a souffert de la prudence des marchés, à l'approche des chiffres du PIB américain pour le deuxième trimestre attendus jeudi, et sous l'effet d'une reprise de tensions sur le marché pétrolier Le baril de 'light sweet crude' a en effet gagné 3 dollars depuis hier matin à 119 dollars environ, soutenu par la menace que fait peser l'ouragan Gustav sur les installations pétrolières du Golfe du Mexique, sans oublier les tensions internationales dans la région du Caucase. Par rapport à la devise nipponne, l'euro prend 0,5% à 161,4 yens pour un euro, mais le dollar grappille 0,1% à 109,7 yens pour un dollar. L'euro prend 0,3% par rapport à la devise helvétique à 1,617 franc suisse pour un euro. La devise britannique reste stable face au dollar à 1,838 dollar pour une livre, alors que l'euro progresse de 0,5% à 0,8 livre pour un euro par rapport à la livre. Enfin, le yuan chinois cote 6,837 yuans pour un dollar. Du coté du marché du pétrole, les cours du pétrole sont en hausse jeudi, pour la quatrième séance d'affilée, le marché trouvant un soutien notable dans le nouvel affaissement du dollar et dans les perturbations des installations pétrolières occasionnées dans le golfe du Mexique par l'approche de la tempête tropicale Gustav. Le WTI a repris plus de 3,5 dollars depuis le début de la semaine. Le Brent prenait 0,84% à 117,20 dollars le baril. Dans le golfe du Mexique, les compagnies pétrolières ont évacué leurs personnels. Gustav pourrait toucher les côtes lundi prochain. C'est la première dépression tropicale d'importance à menacer les installations pétrolières américaines dans la région depuis les ouragans Katrina et Rita en 2005. Selon l'institut AccuWeather, les vents qui accompagnent Gustav pourraient reprendre de la vigueur au-dessus du golfe, où les Etats-Unis réalisent un quart de leur production pétrolière et 15% de leur production de gaz naturel. Shell Oil Co, premier producteur américain implanté dans le golfe du Mexique, a fait savoir que ses activités seraient affectées dès jeudi étant donné que tout son personnel offshore a été évacué. Selon le cabinet privé Planalytics, 85% des plates-formes américaines du golfe pourraient être mises à l'arrêt en raison du passage de Gustav. Des analystes relèvent que les entreprises américaines pourraient être contraintes de prélever sur les stocks pétroliers pour compenser la perte de production attendue


 


Sur les marchés européens, la Bourse de Paris est en légère baisse dans les premiers échanges jeudi alors qu'une avalanche de résultats semestriels s'est abattue en matinée sur les salles de marché sur fond de remontée des cours du pétrole. Les financières pèsent à nouveau. Vers 9h25, l'indice CAC 40, qui a avancé de 0,1% mercredi, recule de 0,55% à 4.349,08 points tandis que Londres perd 0,38% et Francfort 0,7%. Les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300 perdent 0,51% et 0,52%. Les investisseurs seront très attentifs cet après-midi à la publication de la 2e estimation de croissance aux Etats-Unis au 2e trimestre. Selon un consensus Reuters, elle devrait être de +2,7% en rythme annualisé contre +1,9% précédemment. Dans cette attente le dollar recule contre l'euro qui se rapproche de 1,48 dollar. Le baril de pétrole brut léger américain est à 119,07 dollars (+92 cents). Plusieurs dizaines de sociétés ont publié ou publieront d'ici à vendredi leurs résultats semestriels. ESSILOR, qui a annoncé un résultat net meilleur qu'attendu et le lancement d'un programme de rachat d'actions, est en tête des hausses du CAC 40 (+4,16%). ACCOR accuse la plus forte baisse de l'indice (-4,07%) sur des prévisions de ralentissement de son activité au second semestre.



Au niveau économique, les rendements obligataires américains se sont à nouveau légèrement tendus ce mercredi, après la publication pour la deuxième journée consécutive de statistiques macroéconomiques positives sur la santé de l'activité aux Etats-Unis. Mais la prudence demeure, surtout que les dernières annonces et rumeurs n'ont pas dissipé les nuages au-dessus de la finance américaine. Le taux des T-Bonds à 10 ans est ainsi monté à 3,80% contre 3,78% ce mardi en clôture et les 30 ans s'est affiché à 2,35% après 2,33%. L'économie américaine montre en effet des signes de vigueur, bien loin des anticipations de récession estivales. Les commandes de biens durables ont ainsi augmenté de 1,3% en juillet aux Etats-Unis, selon le Département du Commerce, qui indique que 'c'est la troisième hausse consécutive '. Les économistes tablaient sur une progression plus limitée de l'ordre de 0,3%. Et hier, on a appris que la confiance du consommateur américain avait sensiblement progressé au mois d'août. L'indice de confiance du Conference Board est ressorti à 56,9, contre 51,9 au mois de juillet. En Europe, les rendements se sont également légèrement tendus. Le 10 ans français s'est hissé à 4,31% après 4,30% et son homologue allemand à 4,18% contre 4,12% ce mardi. On a appris en particulier que le PIB espagnol s'est accru à un rythme de 1,8% au deuxième trimestre 2008 par rapport à la même période en 2007, selon les données publiées par l'institut national de statistiques ibérique.


 


Sur les marchés des automobiles, Toyota annonce qu'il n'atteindra pas son objectif de 10 millions de véhicules vendus dans le monde l'année prochaine, le constructeur automobile japonais ayant abaissé ses prévisions 2009 de près de 7% en raison d'un déprime des marchés occidentaux. Le groupe, qui outre la marque éponyme comprend également Daihatsu et Hino Motors, table désormais sur environ 9,7 millions de ventes de véhicules dans le monde en 2009, contre une estimation précédente de 10,4 millions. Les analystes avaient plutôt tablé sur un chiffre de 9,8 millions. Cette révision pour 2009 intervient après celle déjà annoncée pour cette année, au cours de laquelle Toyota prévoit une croissance de seulement 1% de ses ventes à 9,5 millions d'unités. Au vu des difficultés éprouvées par ses concurrents américains, General Motors en tête, le groupe devrait conserver sa place du premier constructeur mondial.


 


Sur le marché du travail allemand, le nombre des demandeurs d'emploi a baissé de 40.000 en août en données CVS, soit plus que prévu, annonce l'Office fédéral du travail. En données brutes, le nombre des demandeurs d'emploi est ainsi de 3,196 millions et ressort à 3,2 millions en données CVS. Le taux de chômage CVS ressort à 7,6% contre 7,8% attendu par les économistes. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul de 10.000 seulement du nombre des chômeurs en données CVS, pour un effectif total de 3,2 millions en données brutes. L'Office a indiqué que le ralentissement économique en cours ne s'était pas fait sentir jusqu'ici sur le marché du travail.


 


Au niveau des secteurs, Crédit agricole SA annonce un plongeon de 94% de son bénéfice net pour le deuxième trimestre, sous l'impact de nouvelles dépréciations liées à la crise des marchés du crédit. Celles-ci ont atteint 1,05 milliard d'euros et ont maintenu dans le rouge Calyon, la filiale de banque de financement et d'investissement, qui accuse des pertes nettes cumulées de 3,55 milliards d'euros sur les trois derniers trimestres. Elle a contribué à faire de Crédit agricole SA la banque française la plus touchée par la crise des marchés du crédit avec un impact total (dépréciations et provisions spécifiques) qui se chiffre à ce jour à 6,5 milliards d'euros. Cette situation a amené le véhicule coté de la banque verte à annoncer avant l'été un recentrage de sa filiale sur des activités moins risquées en même temps qu'il lançait une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros pour conforter sa solidité financière. Le nouveau plan stratégique de Calyon, dont la perte sur le dernier trimestre atteint 855 millions, sera dévoilé le 10 septembre. Le bénéfice net du deuxième trimestre a été limité à 76 millions d'euros, contre 1.292 millions un an plus tôt, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un montant de 199 millions. Les revenus, plombés par les dépréciations, ont reculé de 38,4% sur un an, à 3.249 millions, bien moins que les 3.660 millions attendus par le consensus Reuters. En baisse de 11,1%, les coûts de la banque sont en revanche en ligne avec les anticipations


Enfin, le nombre de défaillances d'entreprises jugées en France en mars a baissé de 11,3% par rapport au mois de février, atteignant 3.646 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué jeudi l'Insee. Le nombre de défaillances jugées au cours des 12 mois jusqu'à mars est en revanche en nette hausse (+8,7%) par rapport aux 12 mois précédents, précise l'Institut national de la statistique.


 


Sur la place de Tunis, le volume global de refinancement à (-1162,4) : à la date du 26/08/2008), tend  à abaisser le Taux de Marché Monétaire (TMM) à 5.13%.


 


Enfin, sur le marché des changes, le dinar (au 26/08/2008) s’est déprécié par rapport au dollar américain, au yen japonais et au dirham marocain, il s’est apprécié  par rapport à l’euro.


 


Haïthem GHARSALLI


Analyste PERSPECO :


Laboratoire EURO-MED. D’Analyses Economiques

www.perspeco.com


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com