Le diabète: Un stylo injecteur sur ordonnance






Parler…En parler toujours. Et jamais assez de cette maladie du siècle qui nous ronge de l’intérieur et en silence. Prévenir…Sensibiliser  et dire les choses telles qu’elles sont et crûment pour éviter le pire. En parallèle : on continue les recherches dans les laboratoires. Sanofi aventis vient, de son côté,  de lancer sur le marché tunisien son Lantus SoloStar. Un nouveau stylo injecteur d’insuline que la boîte a développé pour vaincre l’épidémie et atténuer ses gros risques.


 


Tunis-Le Quotidien


Comment traiter efficacement la maladie ? Quels sont les meilleurs moyens pour la contrôler et la  gérer ? Comment arrêter son explosion et sa menace galopante de par le monde ? Pourrait-on un jour marquer une croix sur cette maladie silencieuse, chronique et évolutive ?  Pour ce, le groupe Sanofi aventis- leader mondial de l’industrie pharmaceutique qui ne cesse de faire des recherches, de développer et de diffuser des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie et qui est à ses 85 ans de lutte contre le diabète-, est revenu pour la énième fois sur la question qui taraude et détériore la santé de plusieurs parmi nous. Et personne n’est à l’abri. Pour aussi parler encore de la chose et proposer des remèdes. Mais avant de proposer ce qui existe de mieux et de pratique sur le marché et dans nos pharmacies, on a préféré inviter des spécialistes pour passer en revue les risques de cette maladie, ses causes et l’élan de son développement et qui est grave, même très grave si elle n’est pas soignée. Une façon de sensibiliser le plus de gens possible.


A cet égard, une conférence de presse a eu lieu vendredi dernier dans un hôtel de la place. Une pléiade de spécialistes, Dr Blouza, Dr Slama et autres ayant travaillé sur la maladie ont notamment parlé de l’insulinothérapie et évoqué les risques du diabète type 2, une affection répandue et en progression continue. «Il s’agit bien d’une véritable pandémie, qui, selon l’OMS, 73% de sujets viennent des pays en voie de développement. La Tunisie est bien évidemment concernée. Concernée comme tous les pays qui s’urbanisent. Concernée de par la mécanisation, la surconsommation alimentaire, la non activité physique de sa population…», a lancé Dr Blouza sur un ton alarmant. A ce sujet, plusieurs médecins de chez nous, se sont penchés sur le phénomène et ont fait des études sur des patients de différents âges. Région par région et à chaque région son propre taux qui varie selon le mode de vie, le facteur de l’hérédité, de l’obésité...  Mais la moyenne est là. Forte et inquiétante. Une moyenne qui fait peur. «Près d’un million de Tunisiens sont atteints. Soit 10% de la population sont des diabétiques», a ajouté de son côté l’endocrinologue, Claude Ben Slama. Il faut dire aussi que 80% de ces derniers sont logés sous l’enseigne du diabète type 2. Il  faut dire que d’après l’OMS, la prévalence en Tunisie est estimée à 13% chez les sujets de plus de 35 ans. D’après la même source, la prévalence du diabète augmenterait de par le monde de 35% entre 1995 et 2025. Une chose qui nécessite donc et sans attendre une prise de conscience de la pathologie.


«Le diabète de type 2 se définit par une insulino-résistance, un déficit de la sécrétion de la cellule bêta pancréatique et une hyperglycémie, même qui, modérée entraîne une diminution des capacités de synthèse insulinique…», lit-on sur la note de presse.


Quand le diabète est là, il est donc là et il n’y a rien à faire sauf de suivre des traitements et de gérer la maladie, agir et ne pas se taire car les risques d’être aveugle, d’être amputé ou autres dégâts sont bien à l’affiche. Et pour guérir il faut bien des médicaments. Il ne faut pas oublier qu’à partir de l’âge de dix ans, on peut développer et facilement la maladie. L’alimentation demeure toujours le premier ennemi. Les plus exposés sont sans aucun doute ceux qui ont des parents atteints. Les  femmes qui ont accouché de gros bébés sont bien exposées. Il s’agit donc d’une population à haut risque qui doit être soignée. Avec notamment des traitements et des comprimés mais aussi par «l’insolinothérapie». Or, «insuliner» le diabète type 2 exige toute une éducation. Comme se piquer à une heure fixe. Comme changer d’aiguille à chaque injection, palper les sites d’injection avant de se piquer etc. Tout ceci stresse le patient. Et le fait d’arriver à inventer le stylo injecteur va beaucoup faciliter la tâche des diabétiques et leur changer le mode de vie. Le schéma devient beaucoup plus simple. D’après les médecins présents, il s’agit d’un stylo facile à utiliser et favorise l’acceptabilité à l’insuline et l’injection peut être effectuée à n’importe quelle heure de la journée sans aucun souci. Le stylo est maniable et les chiffres dessus sont lisibles. Ce stylo est jetable et non réutilisable. Depuis juillet 2008,  il existe  sur le marché tunisien. «C’est simple comme un stylo pré rempli, multi usage jetable : Lantus SoloStar est pré rempli en quantité suffisante pour couvrir les besoins de quelques jours à quelques semaines. Pour injecter : une simple pression du doigt suffit. Son aiguille est fine et quand on se pique on n’a pas mal». Le stylo injecteur se vend par paquet de cinq et on peut le garder dans une température ambiante. Quand au prix du paquet, il est à 144 dinars. Soit plus de cinq dinars de l’injection classique. Et quand c’est prescrit par le médecin, il est remboursable.


Six mois après son lancement, le produit constitue 30% des prescriptions en France. 95% de ceux qui l’ont utilisé se déclarent satisfaits ou très satisfaits. Outre son côté pratique et détressant, le stylo Lantus SoloStar est révolutionnaire par son design. Il a reçu le prestigieux prix international du Good Design décerné en 2007 par le Chicago Athenaeum. C’est le produit de l’année qui symbolise le design au service du bien-être du malade et du progrès de son environnement social.         


 

Z. ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com