La L1 comme elle va : Des espérances malgré tout
On a eu droit à une première manche de cette troisième journée de la L1 alors que trois autres matches ont été reportés pour la dernière semaine de Ramadan. EGSG, l’OB et le CSHL ont accueilli leurs adversaires le samedi devant des gradins quasi vides alors que dimanche, jour de foot, il n’y a eu qu’un seul match: EST - JS.
L’Espérance a été, jusqu’à présent, la principale bénéficiaire de cette troisième journée. La défaite concédée à Hammam-Sousse a fait beaucoup de mal, mais elle a apporté un lot de leçons à retenir. Les joueurs, brillants face au CSS ont cru pouvoir battre l’ESHS sans forcer et leur coup d’arrêt a été durement ressenti. Contre JS, on a vu beaucoup plus de sérieux et d’humilité chez les joueurs et leur staff technique, d’où une meilleure concentration et un rendement assez satisfaisant. Curieusement, la rigueur qui a fait défaut à Hammam-Sousse, a été, cette fois-ci, au rendez-vous et certains joueurs, sûrement critiques et secoués en cours de semaine, se sont repris à temps pour sauver leur place et contribuer au succès de l’équipe. Cette victoire qui n’a rien de sensationnel, étant acquise face à un adversaire respectable mais modeste, doit avoir une autre portée. On commence à parler de fissures et de problèmes internes (Ameur Bahri «chassé» du banc des remplaçants, divergences entre Cabral et Kanzari - et cette nette victoire va permettre de remédier à la situation dans la sérénité. Il y aura au moins ça de gagné, mais les supporters y voient également beaucoup d’espérances pour le reste du parcours.
Retour sur terre !
Après seulement deux journées, ceux qui ont du mal à cohabiter avec la patience se sont déjà lancés dans leurs analyses et leurs prévisions pour une saison qui vient juste de démarrer. Du coup, on s’est mis à faire l’éloge de certaines équipes, partant du fait qu’elles ont plus ou moins brillé au cours des deux premiers matches.
Ce fut le cas du ST qui a glané quatre points sur six et qui a délié tout de même certaines langues pour parler d’un départ tonitruant. Pourtant, le ST n’a affronté que deux adversaires de moyen calibre et aux potentialités offensives quasi inexistantes. Battre l’ASM et se faire accrocher par JS à El Menzah n’avait pourtant rien d’exceptionnel. C’était juste encourageant pour la suite, mais ces deux matches ont révélé également certaines carences individuelles ou collectives. Un nouvel entraîneur est en place et il a besoin de temps pour donner à l’équipe un cachet particulier. Nous ne mettons pas en cause son travail car il est encore tôt pour le faire, mais il ne faut pas, non plus, faire preuve d’un optimisme démesuré et d’une satisfaction qui n’a pas encore sa raison d’être.
D’ailleurs, pour son premier sérieux test, le ST a laissé des plumes à Gafsa, où il n’a pas livré le match qu’on attendait de lui. Du coup, il n’y a pas eu de confirmation, ni de grosse désillusion d’ailleurs. Alors va-t-on verser, à présent, dans l’inquiétude et le doute. Sûrement pas car on doit avoir de la mesure pour ne pas tomber dans les excès.
La nuit et le jour
Le parcours du CSHL en ce début de saison a de quoi faire perdre son latin. Après une défaite à domicile, les Banlieusards ont frappé fort en ramenant une éclatante victoire de Sfax. Les supporters et observateurs ont cru à une métamorphose spectaculaire, mais une semaine après tout ce beau monde a dû déchanter. Que s’est-il passé pour voir l’équipe émerveiller à Sfax et décevoir à domicile face à un néo-promu. D’ailleurs, le CSHL peut s’estimer heureux d’avoir évité une défaite bien méritée qu’il n’a presque pas contestée aux gars de Hammam-Sousse, qui ne peuvent s’en prendre qu’à eux seuls, tellement la victoire était à leur portée. Les protégés de Ridha Akacha continuent à être irréguliers et leurs supporters vont devoir s’attendre à des douches froides ou chaudes selon la forme du jour. De même, Saber Khélifa, la nouvelle recrue qui n’a pu s’imposer à l’EST à cause de son irrégularité, encore une fois, est en train de faire de même à Hammam-Lif.
Face au CSS, il a tout réussi et tout lui a réussi. Et au moment où on s’attendait à le voir continuer sur la même lancée, il fut presque absent dimanche dernier avec un rendement qui ne reflète guère sa valeur technique. A-t-il déjà attrapé la grosse tête pour avoir marqué deux buts à Sfax ? Non, nous ne le croyons sincèrement pas et ce joueur ne peut être à lui seul l’hirondelle qui fait le printemps et le beau temps. La panne a été collective et il faut savoir en tirer les enseignements qui s’imposent pour redémarrer fort.
Kamel ZAÏEM

