Sarkozy à Damas: Sous le signe de la normalisation

Le président Nicolas Sarkozy, également président en exercice de l’Union européenne (UE), s’est rendu hier à Damas pour poursuivre la “normalisation” avec la Syrie et tenter de peser sur la scène diplomatique proche-orientale, dominée par les Etats-Unis.

 

Le Quotidien — Agences

Cette visite a été qualifiée de “politique” par l’Elysée. “Nos deux pays sont en train d’ouvrir une nouvelle page de leur relation”, s’est félicité M. Sarkozy hier dans le quotidien syrien Al Watan.

Sa visite se terminera par la tenue d’un sommet quadripartite, demain en fin de matinée. Il réunira, outre la France et la Syrie, le Qatar ainsi que la  Turquie et portera sur les discussions indirectes entre Israel et la Syrie.

“Le 5e round de ces discussions qui doivent se tenir le 7 septembre sera important car il abordera le sujet le plus difficile entre Israel et la Syrie: le tracé des frontières le long du lac de Tibériade”, relève l’Elysée.

C’est aussi en tant que président en exercice de l’UE que M. Sarkozy participera à ce sommet, le chef de l’Etat cherchant à imposer la France et l’Europe dans le jeu diplomatique proche-oriental, largement dominé par Washington.

Sous l’impulsion de l’ancien président Jacques Chirac, la France avait gelé ses contacts avec la Syrie après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005, imputé à la Syrie, ce qu’elle dément.

Mais après l’élection, longtemps bloquée par Damas, de Michel Sleimane à la présidence libanaise en mai, Sarkozy a décidé de tendre la main aux Syriens.

“La Syrie est un grand pays qui peut apporter une contribution irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient”, a-t-il affirmé à Al Watan, pour expliquer la volonté de la France de sortir Damas de son “isolement”.

Le 12 juillet, Nicolas Sarkozy avait reçu le président syrien, l’avait invité le lendemain à participer au sommet de l’Union pour la Méditerranée, puis le 14 juillet au défilé militaire, suscitant de vives critiques de l’opposition.

Assad avait alors demandé à la France de co-parrainer, le moment venu, avec les Etats-Unis, une négociation directe entre la Syrie et Israel, formellement en état de guerre depuis 1948.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com