Sarkozy: Un jour Israël frappera l’Iran






* Assad : vers des négociations directes avec Tel-Aviv


 


"L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé" a déclaré le président français, peu avant un sommet quadripartite sur les pourparlers Syrie-Israël.


 


Le Quotidien — Agences


Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé hier à Damas que l'Iran prenait "un risque majeur" en cherchant à se doter de l'arme nucléaire car Israël pouvait le "frapper" et ce serait "la catastrophe".


"L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé", a déclaré Nicolas Sarkozy.


Selon lui, "il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, intelligent ou pas. Qu'est-ce qu'on fera à ce moment là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe", a-t-il ajouté.


Nicolas Sarkozy s'exprimait au début du sommet quadripartite qui réunissait, à Damas, outre la France et la Syrie, la Turquie et le Qatar. Au cours de ce mini-sommet, d'une heure environ, doivent être abordées les discussions indirectes entre la Syrie et Israël, via la Turquie, les relations syro-libanaises et la question du nucléaire iranien.


 


"Déclaration de principes"


En ouverture de ce sommet, le président syrien Bachar al-Assad a de son côté déclaré que la rencontre cherchait à adopter une "déclaration de principes" sur de futures négociations de paix directes entre la Syrie et Israël.


"Nous recherchons une formule, une déclaration de principes pour le processus de paix qui serait une base pour les négociations directes" avec l'Etat hébreu, a affirmé le président syrien.


"Après 4 rounds de négociations (entre la Syrie et Israël), il y aurait dû y avoir un cinquième, qui devait être crucial mais la démission du négociateur (israélien) a fait reporter ce round qui devait déterminer l'évolution de ces négociations", a indiqué Bachar al-Assad.

Israël et la Syrie, en guerre depuis la création de l'Etat hébreu en 1948, ont repris depuis mai des discussions indirectes via la Turquie après une suspension de huit ans.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com