Une lettre pour Gilad Shalit : Le Qatar jouerait les intermédiaires






Le Quotidien — Agences


Le Qatar, qui a déjà joué les intermédiaires lors de la libération des infirmières bulgares détenues en Libye en 2007 et pour l'accord interlibanais de Doha en mai dernier, sera encore mis à contribution dans l'affaire du soldat franco-israélien Gilad Shalit, a-t-on appris auprès de l'entourage du président Nicolas Sarkozy à Damas.


Le chef de l'Etat français souhaite profiter de sa visite en Syrie pour faire parvenir une lettre du père de Gilad Shalit au jeune homme détenu depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.


Pour ménager les susceptibilités de la Syrie - engagée dans des négociations indirectes avec Israël par le truchement de la Turquie mais toujours pas en paix avec l'Etat hébreu - Paris, Damas et Doha ont imaginé tout un circuit.


"Le président Bachar veut bien aider mais il ne veut pas être perçu comme un intermédiaire officiel, reconnu, désigné sur ce dossier", explique un proche du président français.


Nicolas Sarkozy profitera ainsi de la présence à Damas de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, pour le sommet à quatre réuni jeudi matin par le président syrien, le quatrième homme étant le Premier ministre Turc Tayyip Erdogan.


"Nous remettons la lettre au président Bachar al Assad, et il la remet à l'émir de Qatar, et l'émir de Qatar la remet à Khaled Méchaal", dirigeant du Hamas en exil en Syrie, précise l'entourage du président français. Avec l'espoir que la lettre parviendra finalement à son destinataire.


"Bachar al Assad s'est engagé à pousser Khaled Méchaal à la faire parvenir et l'émir de Qatar fera la même chose", ajoute-t-on de même source. "Tout le monde pousse dans le bon sens mais chacun est dans son rôle en fonction de sa situation par rapport au processus de paix."

Selon la présidence française, le président syrien est aussi prêt à "pousser dans le bon sens" le Hamas pour faire libérer le soldat franco-israélien, sans toutefois se substituer à l'Egypte qui continuera à jouer le rôle principal dans les négociations sur un éventuel échange entre Gilad Shalit et quelque 450 prisonniers palestiniens détenus par Israël.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com