Présidentielle US : Les hostilités sont lancées






* Palin : Les troupes US en Irak envoyées "par Dieu"


 


Sarah Palin, la colistière de John McCain, le candidat républicain à la Maison Blanche, a attaqué de front et sans ménagement avant hier soir le démocrate Barack Obama laissant présager deux mois de rudes affrontements d'ici la présidentielle du 4 novembre.


 


Le Quotidien-Agences


Enthousiasmés par la performance de Palin, les délégués républicains réunis en convention à St Paul (Minnesota, nord), ont ensuite sans surprise, désigné officiellement John McCain, 72 ans, comme candidat.


Le sénateur de l'Arizona a formellement accepté sa nomination hier.


Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, l'élection présidentielle opposera deux tickets où se trouvent d'un côté un Noir,  Obama et de l'autre une femme, Palin.


Quel que soit le résultat de l'élection, elle sera historique.


"Voici un homme (Obama, ndlr) qui a écrit deux mémoires mais n'a pas rédigé une seule loi ou présenté une seule réforme, même pas quand il était parlementaire du parlement local de l'Illinois", a dit Palin.


"Voici un homme qui peut délivrer un discours entier sur les guerres menées par l'Amérique et ne jamais utiliser le mot victoire... excepté quand il parle de sa campagne", a ajouté Palin.


"En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement", a dit Palin, follement ovationnée par les délégués républicains.


A la fin de son intervention, alors que Palin avait été rejointe sur scène par toute sa famille, dont sa fille enceinte âgée de 17 ans, John McCain a fait une apparition surprise sur la scène du Xcel Center. "Quelle belle famille", s'est exclamé le sénateur de l'Arizona.


Palin a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais "pour servir le peuple de ce pays".


Palin a pris soin également de mettre en valeur son expérience de maire et de gouverneure. Elle a accusé ses adversaires de vouloir "dénigrer" son travail d'élue. "Je suppose qu'être maire d'une petite ville ressemble à la fonction de travailleur social... sauf que vous avez de vraies responsabilités", a dit Palin, visant encore une fois Obama qui a été travailleur social dans un quartier déshérité de Chicago, avant de se lancer en politique.


 


La main de Bush


"Le discours de la gouverneure Palin était bien prononcé mais a été écrit par le rédacteur de George W. Bush", a estimé Bill Burton, porte-parole de Obama.


Ce discours reprend "les mêmes attaques partisanes entendues de la part de George Bush au cours de ces huit dernières années", a ajouté le porte-parole.


"Si la gouverneure Palin et John McCain définissent le changement comme le fait de voter avec George Bush 90% du temps, c'est leur choix mais nous ne pensons pas que les Américains sont prêts à n'accepter que 10% de changement", a dit Burton.


Les troupes américaines en Irak envoyées "par Dieu", affirme Palin.


Palin, a assuré devant des séminaristes en Alaska que les forces américaines en Irak avaient été envoyées "par Dieu".


"Priez pour nos soldats femmes et hommes qui font des efforts pour faire ce qui est juste", dit Palin. "Aussi, pour ce pays et pour nos dirigeants, nos dirigeants nationaux, qui envoient (des soldats) pour un travail qui vient de Dieu", demande-t-elle.


"C'est pour cela que nous devons nous assurer de prier, qu'il y ait un plan et que ce plan est un plan de Dieu", dit-elle.

De nouveaux sondages publiés mercredi accordent une large avance au candidat démocrate Barack Obama dans les Etats clefs de l'Iowa (centre) et du Minnesota Obama est également crédité d'une légère avance dans l'Ohio.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com