McCain annonce la couleur: L’Iran et la Russie, un danger pour l’Amérique






Dès son investiture, le candidat républicain à la présidentielle américaine,  McCain, a accusé l'Iran de demeurer "le plus grand commanditaire de terrorisme". Il a, par ailleurs, mis en garde la Russie contre toute agression.


 


Le Quotidien-Agences


Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a accusé l'Iran de demeurer "le plus grand commanditaire de terrorisme d'Etat", dans son discours d'investiture devant la convention républicaine réunie à St Paul (Minnesota, nord).


"L'Iran demeure le plus grand commanditaire de terrorisme d'Etat et est en voie d'acquérir des armes nucléaires", a dit le sénateur de l'Arizona sans préciser ce qu'il ferait pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire s'il est élu président en novembre.


"Nous avons asséné un sérieux coup à Al-Qaïda au cours des dernières années. Mais ils ne sont pas défaits, et ils nous frapperont encore s'ils le peuvent", a également dit McCain sans préciser comment il comptait combattre le terrorisme islamique.


Par ailleurs, au cours de son discours d'une cinquantaine de minutes, McCain n'a pas une seule fois parlé de l'Afghanistan où des soldats américains sont engagés depuis 2001.


Il a en revanche assez longuement évoqué la Russie. "Les dirigeants de la Russie, enrichis par l'argent du pétrole et corrompus par le pouvoir, ont rejeté les idéaux démocratiques et les devoirs d'une puissance responsable", a estimé McCain.


Ils ont envahi un voisin petit et démocratique afin d'augmenter leur mainmise sur les réserves mondiales de pétrole, intimider d'autres voisins et réaliser leurs ambitions de restaurer l'Empire russe. Et les braves gens de Géorgie ont besoin de notre solidarité et de nos prières", a-t-il dit.


"Comme président, je travaillerai à établir de bonnes relations avec la Russie afin d'éviter un retour à la guerre froide. Mais nous ne pouvons ignorer l'agression qui menace la stabilité du monde et la sécurité du peuple américain", a-t-il mis en garde.


 


A mi-mot


John McCain, a, par ailleurs,  pris soin hier dans son discours d'investiture de remercier le président George W. Bush mais a omis de citer son nom.


"Je suis reconnaissant au président de nous avoir dirigé au cours des jours sombres qui ont suivi la pire attaque de notre histoire sur le sol américain et de nous avoir protégé d'une autre attaque que beaucoup pensaient inévitable", a dit McCain dans sa seule allusion aux attentats du 11Septembre.


Le président en question est George W. Bush, grand absent de la convention républicaine.  Bush ne s'est pas rendu en personne à St Paul comme cela était prévu en raison du passage de l'ouragan Gustav en Louisiane (sud) et s'est contenté d'une brève intervention mardi soir... via une liaison satellite depuis la Maison Blanche. McCain n'était pas à St Paul à ce moment-là.


McCain et Bush, qui s'étaient affrontés avec éclat pour l'investiture républicaine en 2000, ne s'apprécient guère. Leur dernière rencontre publique remonte au 27 mai quand ils s'étaient brièvement croisés sur le tarmac d'un aéroport de Phoenix (Arizona, sud-ouest).


En revanche, McCain a prononcé le nom de Bush pour remercier la femme du président, Laura Bush "un modèle de grâce et de gentillesse en public et en privé".


Le candidat républicain a également salué "le 41e président", George Bush père, sans citer son nom.


McCain a également sévèrement critiqué le fonctionnement du parti républicain durant l'administration Bush.


"Je me bats pour restaurer la fierté et les principes de notre parti. Nous avons été élus pour changer Washington et Washington nous a changés. Nous avons perdu la confiance du peuple américain quand certains républicains ont été séduits par les sirènes de la corruption", a déploré McCain.


 


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* Manifestation anti-guerre


 


Plusieurs manifestants antiguerre ont brièvement interrompu le discours de John McCain à la convention républicaine peu après que le sénateur de l'Arizona eut accepté sa nomination comme candidat à la Maison Blanche.


Un manifestant a brandi une pancarte avec les mots: "Vous ne pouvez pas gagner une occupation". Les délégués ont aussitôt scandé: "USA, USA".


Un autre manifestant s'est ensuite levé et a commencé à lancer des slogans antiguerre avant d'être rapidement expulsé par la police. Les délégués ont repris: "USA, USA".

Interrompant son discours, McCain a demandé à ses quelque 20.000 partisans réunis dans l'enceinte du Xcel Center de "ne pas se laisser distraire par le bruit et les parasites". Il a ensuite repris le fil de son texte, affirmant: "nous allons gagner cette élection".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com