Aymen Mathlouthi : «Faire douter l’adversaire d’entrée»

L’E.N. n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer une échéance aussi importante que celle du match contre le Burkina Faso à Ouagadougou. En convenez-vous ?

Peut-être, oui dans la mesure où on n’a disputé qu’un seul match de préparation face à l’Angola, mais on ne pouvait mieux faire puisque le championnat vient à peine de reprendre et qu’il n’y avait qu’une seule journée FIFA dans le calendrier international. Le problème c’est que l’équipe vient d’être confée à un nouveau staff technique qui a besoin de quelque temps pour remettre de l’ordre à la maison et faire passer son message et ses conceptions tactiques.

 

A propos du nouvel entraîneur, pourriez-vous établir une comparaison entre Lemerre et Coelho ?

Il est encore tôt pour en arriver là car M. Coelho vient juste d’entamer son travail. Avec M. Lemerre, nous avons accompli et réussi plusieurs  missions et le bilan est globalement positif. Il y avait de l’engagement et de la rigueur dans la manière de travailler et dans l’ambiance interne du groupe. Avec le nouveau staff, la rigueur demeure de mise car il s ‘agit d’un coach très sérieux et connaisseur. Il a déjà séduit les joueurs et on fera de notre mieux pour adhérer  à ses choix. D’ailleurs, le courant est vite passé et il a déjà fait comprendre à tout le monde qu’il fera confiance aux meilleurs et que seul le travail est payant.

 

D’après vous, comment faudra-t-il aborder le match d’aujourd’hui face au Burkina Faso?

Pour nous, tout est clair. L’adversaire est actuellement en tête du groupe et seule une victoire nous permettra de reprendre le commandement. A Ouagadougou, notre objectif sera de ramener les trois points de la victoire quelle que soit la manière. Le mieux serait de faire douter l’adversaire dès le début et ne rien lui concéder. C’est peut-être la meilleure manière de nous redonner confiance et de profiter de la pression qui pèsera sur notre rival.

 

Alors, verra-t-on ce soir un ensemble tunisien porté vers l’offensive?

Je ne veux pas anticiper car tout dépendra de la tactique mise en place par le coach, mais ce qui est sûr, c’est que nous n’allons pas attendre derrière ni subir la domination de l’adversaire. A présent, nous connaissons, parfaitement le jeu du Burkina Faso et nous sommes prêts pour les contrer et les battre chez eux. Je suis optimiste et je sais que notre détermination et notre rage de vaincre finiront par payer.

 

Propos recueillis par Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com