49ème rapport de la BCT : Le Gardien du temple appelle à la mise à niveau du secteur des services !






Dans son adresse au Chef de l’Etat à l’occasion de la parution du quarante-neuvième rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie, M. Taoufik Baccar, le gouverneur, se dit absolument favorable à un branle-bas de combat pour donner aux services ce que l’on a donné aux industries. Voici venir le nouveau chouchou des banquiers, des médias et de l’administration.


 


Tunis-Le Quotidien


Pour calmer les esprits, disons que la mise à niveau du secteur des services est déjà en cours, pratiquement parlant. Mais c’est toujours un événement que de prendre connaissance de la lettre officielle qu’envoie traditionnellement le gouverneur de la Banque centrale à chaque nouveau rapport. Faut-il aussi rappeler que si cette lettre met un point d’honneur à être le fruit de l’heure, le rapport parle seulement d’une année qui est finie depuis 8 à 9 mois.


Ceci étant dit, M. Baccar va au fond des choses dans ce rapport en rappelant que la promotion de l’investissement étranger nécessite la poursuite de l’amélioration du climat des affaires et davantage de libéralisation du secteur des services; l’un ne va pas sans l’autre quand on a l’ambition de pousser dans le sens d’une économie moderne ayant toujours un œil sur la valeur ajoutée. Conclusion logique du postulat du Gardien du temple : ‘’Ce qui exige la mise à niveau de ce secteur à l’instar de celui de l’industrie.’’


Mais ce n’est pas tout car il estime qu’une stratégie nationale devrait être mise en œuvre en vue de promouvoir l’externalisation des services, notamment dans les secteurs innovants, à l’instar des secteurs financier et des assurances. Il appelle également à ce que les objectifs sectoriels et les moyens susceptibles de les atteindre devraient être définis en conséquence.


Les réformes dans le domaine bancaire et financier s’inscrivent dans le cadre de l’action permanente du Chef de l’Etat visant à hisser la Tunisie au rang de place financière et de services à l’échelle régionale, à même de fournir les meilleures prestations et d’attirer davantage de capitaux stables destinés au financement de l’économie, outre la consolidation de la participation du secteur des services financiers dans l’effort du développement et dans la création accrue d’emplois au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.


Le démarrage des premiers grands projets, tant dans le cadre de concessions que du partenariat avec des groupes en provenance de pays frères et amis, ainsi que les derniers préparatifs pour le lancement des travaux du port financier dans la banlieue nord de la capitale, représentent un jalon important sur la voie de la réalisation de ces objectifs.


Des réformes qui entrent dans le cadre de la stratégie visant l’amélioration du climat des affaires et l’allègement des procédures, afin de permettre à l’entreprise tunisienne de saisir les opportunités, de préserver et de renforcer sa part dans les marchés étrangers, d’une part, et d’accélérer le rythme de l’investissement étranger et attirer les ressources nécessaires pour relancer l’investissement privé, d’autre part.


Une alchimie complexe où il s’agit en définitive d’arrimer l’économie nationale aux économies les plus développées et à la sphère internationale tout en faisant attention aux vicissitudes du marché qui peuvent se manifester à n’importe quel moment.


 


Manoubi AKROUT

manoubi.akrout@planet.tn


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com