Femmes exemplaires : Fatima Az-Zahra, la Resplendissante (2)






Comme un signe de déshonneur pour Mohamed -paix et bénédictions sur lui- et sa famille, Otbah et Outaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète -paix et bénédictions sur lui-. Le Prophète -paix et bénédictions sur lui- accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.


Sans aucun doute, Fatima -que Dieu l’agrée- se réjouit d’être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçaient une pression sur Abou Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s’approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s’il répudiait Zaynab, il répondit : «j’aime profondément et passionnément ma femme, et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’Islam».


Ruqayyah et Oum Kolthoum étaient toutes deux heureuses d’être de retour auprès de leurs chers parents et d’être débarrassées de l’insupportable torture mentale dont elles faisaient l’objet chez Oum Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Othman Ibn Allan, l’un des premiers à avoir accepté l’islam. Ils partirent tous deux pour l’Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fatima -que Dieu l’agrée- ne revit plus Ruqayyah jusqu’après la mort de sa mère. La persécution du Prophète -paix et bénédictions sur lui-, de sa famille et de ses compagnons continua et s’aggrava même après l’émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète -paix et bénédictions sur lui- et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de la Mecque que par un étroit chemin.


Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banou Hashem et al-Mottaleb furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fatima -qu’Allah l’agrée- était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis la Mecque. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète -paix et bénédictions sur lui- dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés.

Khadija -qu’Allah l’agrée-, «la croyante et l’affectueuse», mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète -paix et bénédictions sur lui- et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadija -qu’Allah l’agrée-, puis ensuite Abou Talib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fatima -que Dieu l’agrée-, à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelque temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com