Femmes exemplaires : Fatima Az-Zahra, la Resplendissante (2)






Bien que sa sœur aînée, Oum Koulthoum, demeurait dans la même famille, Fatima — que Dieu l’agrée — réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Oum Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise. Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Mohamed— paix et bénédictions sur lui —. Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. «Ne pleure pas» dit-il «qu’Allah protège ton père». Il dit aussi : «Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Mariem (Marie), Assia femme de Pharaon, Khadija — qu’Allah l’agrée — la mère des croyants, et Fatima— qu’Allah l’agrée — la fille de Mohamed— paix et bénédictions sur lui —. Fatima acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadija. On donna à Fatima — que Dieu l’agrée — le titre de Az-Zahra, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (ibadat).Fatima — que Dieu l’agrée — avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —. Aïcha — qu’Allah l’agrée, l’épouse du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, dit d’elle : «je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fatima — qu’Allah l’agrée». Quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait. Les bonnes manières de Fatima— que Dieu l’agrée —, son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu’elle avait à quelqu’un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle. Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.


Fatima— que Dieu l’agrée — émigra à Médine quelques semaines après le Prophète — paix et bénédictions sur lui. A Medine, Fatima— que Dieu l’agrée — vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l’intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali— que Dieu l’agrée —, le fils d'Abou Taleb, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète — paix et bénédictions sur lui —. En présence du Prophète — paix et bénédictions sur lui — pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui demanda alors : «Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?» Ali— que Dieu l’agrée — ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète — paix et bénédictions sur lui — suggéra : «Peut-être es-tu venu pour demander Fatima — que Dieu l’agrée — en mariage ?» «Oui» répondit Ali— que Dieu l’agrée —. Selon ce qu’on rapporte, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit simplement : «Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille» et cela fut prit comme l’approbation du Prophète — paix et bénédictions sur lui — par Ali— que Dieu l’agrée — et par les Ansars qui l’attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — approuva et demanda à Ali— que Dieu l’agrée — s’il avait quelque chose à donner en dot. Ali— que Dieu l’agrée — répondit que non. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui rappela qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre.


Ali — que Dieu l’agrée — vendit le bouclier à Othman pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui — pour lui remettre la dot, Othman l’arrêta et lui dit:


«Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fatima — que Dieu l’agrée ». Fatima— que Dieu l’agrée — et Ali— que Dieu l’agrée — se marièrent donc probablement au début de l’an 2 de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali — que Dieu l’agrée — en avait environ 21. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui-même dirigea la cérémonie du mariage.

Pour le "Walîma", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d’autres firent des dons de céréales. Tout Medine se réjouit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com