Négociations avec l’Irak: Washington veut conclure… maintenant






L'administration Bush a jusqu'au 31 décembre pour s'entendre avec le gouvernement irakien sur un accord régissant la présence américaine à long terme en Irak, même si elle espère y parvenir bien avant, a dit un haut responsable.


 


Le Quotidien-Agences


Le même haut responsable de l'administration a minimisé les déclarations d'officiels irakiens, à commencer par le Premier ministre Nouri al-Maliki, selon lesquelles tous les soldats étrangers auraient quitté l'Irak en 2011.


Quand il a engagé ces négociations il y a quelques mois, le gouvernement américain espérait un accord avant fin juillet 2008. Mais les tractations ont donné lieu à d'importantes divergences, exacerbées, selon les Américains, par la perspective d'élections provinciales en Irak.


Les deux parties cherchent à s'accorder sur les conditions de la présence américaine après le 31 décembre et l'expiration du mandat de l'ONU sous lequel elle est actuellement placée.


"Pas plus tard que le 31 décembre, quand expirera le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU", a répondu le haut responsable américain auquel des journalistes demandaient quand il comptait sur un accord.


Comme les journalistes lui demandaient s'il plaisantait, il a répondu, sous le couvert de l'anonymat, ne pas croire "que nous le remettrons le 30 décembre, je pense que nous y arriverons bien plus tôt que le 31 décembre, mais c'est la limite, pour ceux qui ont besoin de limites".


Interrogé sur des déclarations du Premier ministre irakien et d'autres responsables quant à un retrait américain, il a mis beaucoup d'entre elles sur le compte de calculs politiques de la part de partis qui "se font de plus en plus entendre".


Le Premier ministre a affirmé en août que son pays était parvenu avec les Etats-Unis à un accord selon lequel il n'y aura plus de troupes étrangères en Irak après 2011.


Il n'y a pas encore d'accord, a dit le responsable américain, indiquant que le travail se poursuivait sur plusieurs points difficiles.


Il a rejeté l'idée d'un accord pour quelques mois, histoire d'assurer la transition entre l'administration Bush et la suivante.


Il s'exprimait le lendemain où le président George W. Bush annonçait une réduction minime de 8.000 hommes des effectifs américains en Irak dans les prochains mois et l'envoi d'environ 4.500 hommes en Afghanistan d'ici à janvier, quand il quittera la Maison Blanche.


 


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* Retrait en pagaille


 


Le Quotidien-Agences


Le nombre d'alliés des Etats-Unis impliqués dans la guerre en Irak sera réduit à "une poignée" d'ici trois mois, a annoncé hier un haut responsable de l'administration Bush.


"La même logique du retour après un succès s'appliquera dans les mois qui viennent aux forces de la coalition", a expliqué ce responsable devant la presse. "Tout comme nous sommes en train de remodeler la structure du contingent américain, nous allons redessiner les contours de la coalition».

"De 29 pays aujourd'hui, nous descendrons à une poignée (de pays) dans les 90 prochains jours", a-t-il dit, sans donner de chiffre ou de noms de pays précis.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com