Question sur le jeûne : L’effet des gouttes nasales et des inhalateurs sur le jeûne






Est-ce que le jeûne est invalidé par la prise de gouttes nasales ou l’inspiration à l’aide d’un inhalateur ?


Les savants ont dit que cela rompait le jeûne du fait qu’une portion de ce traitement arrive à l’intérieur du corps à partir d’un orifice naturel et que cela peut être qualifié par les termes "manger" et "boire" que le Coran emploie pour invalider le jeûne, étant donné que cela est autorisé la nuit jusqu’à l’aube uniquement : "[...] Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit [...]"


Il a été expliqué à diverses occasions que les termes akl et shurb (manger et boire) avaient diverses interprétations sur lesquelles se fondent les jugements relatifs au jeûne. Toutes ces interprétations proviennent de diverses analyses personnelles (ijtihad) aboutissant à des conclusions variées. Pour ma part, je choisis l’opinion avec laquelle ma conscience est plus à l’aise, gardant en vue la sagesse de la prescription du jeûne en tant qu’abstention des plaisirs du ventre et du sexe.

Rien n’empêche de choisir l’avis des savants selon qui les gouttes nasales et l’usage d’un inhalateur contre l’asthme invalident le jeûne. Si le malade ne peut s’en passer pendant le jeûne, il est autorisé à ne pas jeûner. Il doit alors rattraper le jeûne une fois guéri. Dans le cas des maladies chroniques dont on ne peut guérir, le malade est autorisé à ne pas jeûner et doit racheter son jeûne en offrant à un pauvre un repas pour chaque jour manqué.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com