Femmes exemplaires : Fatima Az-Zahra, la Resplendissante (4)






Pour son mariage, on rapporte que le Prophète -paix et bénédictions sur lui- offrit à Fatima -que Dieu l’agrée- et à Ali -que Dieu l’agrée- un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.


La vie de Fatima -que Dieu l’agrée- avec Ali -que Dieu l’agrée- fut aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali - que Dieu l’agrée- resta pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali -que Dieu l’agrée- travaillait comme peintre et porteur d’eau et elle comme broyeuse de céréales.


Un jour, il revenait d’un voyage hors de Médine. Il se rendit d’abord à la mosquée et pria deux ra’kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fatima -que Dieu l’agrée- avant d’aller chez ses femmes. Fatima -que Dieu l’agrée- l’accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.


«Pourquoi pleures-tu ?» demanda le Prophète -paix et bénédictions sur lui-.


«Je te vois, O Rassul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés».«O Fatima -que Dieu l’agrée- répondit le Prophète -paix et bénédictions sur lui- tendrement «Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l’humiliation jusqu’à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement».


Avec de telles observations, Fatima -que Dieu l’agrée- était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.


Fatima -que Dieu l’agrée- retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète -paix et bénédictions sur lui-. L’endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète -paix et bénédictions sur lui- se réjouirait d’avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com