L’empire US tremble
Les Etats-Unis sont au bord du gouffre économique. Les deux plus grandes banques du pays viennent de déclarer faillite. Deux de plus qui viennent s’ajouter à la liste des entreprises américaines qui ont mis les clés sous le paillasson depuis les déboires du «subprime».
Et ce ne sont pas les dernières tentatives menées par les pouvoirs publics à Washington qui semblent apaiser les craintes. La preuve : toutes les bourses mondiales, notamment celle de Wall Street, ramaient hier à contre-courant en affichant une nette tendance à la baisse. Certains analystes boursiers évoquent même «un lundi noir» tout en évoquant des lendemains qui déchantent.
«Il n’y a aucun doute, je n’ai jamais rien vu de pareil», abonde dans ce sens l’ancien président de la Réserve fédérale américaine (FED) pour qui cette crise est la plus importante de toute l’histoire financière des Etats-Unis.
Cette perspective a d’ailleurs alimenté la psychose à New York durant tout le week-end. Tout ce que les Etats-Unis comptent de patrons de grandes banques, dont certains ne cherchaient plus à masquer leur effroi, a défilé dans les locaux de la Fed. Le motif de ces réunions en cascade dépassait de très loin le seul sauvetage de ces deux banques. Ils expriment une réelle inquiétude sur l’avenir de l’économie américaine présentement en chute libre.
D’ailleurs ce n’est pas un hasard si le mois dernier le taux de chômage a atteint les 6%. Du jamais vu dans le pays de l’oncle Sam qui s’est toujours targué d’avoir l’un des plus bas taux de chômage dans le monde.
Tout cela pour dire que la première économie dans le monde est en déclin. Or, et en se basant sur le fait que l’hégémonie américaine trouve ses racines dans sa force économique, on peut prévoir, par effet boule de neige, la dégringolade de tout l’empire. La chute de Rome n’a-t-elle pas eu lieu le jour où César n’avait plus de quoi payer ses soldats ?
La comparaison s’impose surtout lorsqu’on sait qu’outre les retombées du «subprime», l’une des causes majeur de la faillite économique américaine est, entre autres, due aux dépenses militaires faramineuses qu’engendrent les guerres menées par l’équipe Bush en Irak et en Afghanistan.
«Celui qui sème le vent récolte la tempête». En semant des guerres un peu partout dans le monde, en imposant son système économique, les Etats-Unis sont en train de récolter les retombées de leurs actions, en l’occurrence le risque de l’éclatement de tout leur empire.
En tout cas ce ne sera pas nous qui allons les pleurer. Cela est d’autant plus vrai qu’on a rien à perdre. On aura même à gagner. La preuve : le baril de pétrole a chuté de quatre dollars hier. Et ce n’est qu’un début
M.A.B.R.

