L’échec d’un processus

La rencontre prévue hier à Al-Qods entre le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert ne devrait pas déboucher sur une avancée  particulière du processus de paix. Bien au contraire et de l’avis de tous les observateurs, la rencontre devrait plutôt concrétiser le constat d’échec manifeste après plusieurs mois de négociations infructueuses entre les deux protagonistes du conflit du Moyen-Orient.

Le Premier ministre israélien quittera donc la scène politique très prochainement et ne dispose d’aucune prérogative pour prendre une quelconque décision de quelque nature. Ceci est d’autant plus vrai que le départ proche de Olmert coïncide avec la fin du mandat du président américain George W. Bush, qui quittera également la scène politique dans deux mois. Le principal soutien d’une certaine vision de la paix dans la région partira donc sans pouvoir réaliser le rêve de millions de Palestiniens dont un certain nombre ont cru à ses promesses lancées tout au long de ses deux mandats.

En toute logique, il est difficile d’entrevoir une quelconque issue même après les élections pour la désignation du Premier ministre, d’autant plus que le registre des trois prétendants au poste en question est marqué par une série d’actions sanguinaires et des atteintes aux droits de l’homme.

Face à cette situation, l’Autorité palestinienne devra tirer les enseignements de ce constat d’échec en faisant preuve de pragmatisme et de réalisme. Les Palestiniens sont plus que jamais appelés à resserrer leurs rangs et à entreprendre une réconciliation interne sans conditions, même si elle risquerait d’empiéter sur les prérogatives de certains.

Dans ce contexte moyen-oriental complexe où la raison du plus fort est toujours la meilleure, l’unité des rangs des Palestiniens devra constituer le principal objectif, car la division des rangs profite toujours à l’adversaire.

 

 

Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com