Exposition : La peinture de l’abstrait…






Aissa Ibrahim aime les couleurs sombres. Ce peintre met en exergue aussi le style abstrait. Il nous dévoile cette tendance à travers une vingtaine de toiles qu’il expose actuellement à la Maison de la Culture Ibn Rachiq.


 


Le peintre veut sortir des sentiers battus. Il privilégie dans ses tableaux des couleurs sombres et chatoyantes et s’inspire largement de la lumière qu’on voit jaillir dans tous ses tableaux. Selon lui, pour arriver à mettre en exergue la démarche abstraite dans ses toiles, il faut d’abord procéder à un mélange des couleurs. De ce mélange, en interférence avec la lumière, jaillit ainsi l’aspect sombre des toiles. Cette démarche, il la considère comme «rare». Raison pour laquelle il a choisi «l’Unique» comme titre de cette exposition. En effet, la démarche abstraite qu’il adopte fait que les figures sont à peine décelables dans ses œuvres. On peut toutefois observer dans ses toiles quelques unes et des figures bien «mijotées» qui se révèlent à peine au visiteur. En effet, Aissa Ibrahim s’inspire également dans ses toiles de l’impressionnisme et de l’abstraction. Il n’aime pas, en effet, le réel. Dans ses œuvres, il reste particulièrement influencé par son environnement et surtout par son éducation et les événements qui l’ont marqué. «Je les classe par thèmes. Dès que je prends le pinceau, je devine le sujet. A force de l’imaginer, je crée ainsi les figures avant de choisir, en dernier lieu, les couleurs qui, une fois combinées avec la lumière, me paraissent sombres», commente l’artiste. Cependant, ce qui fait son originalité, c’est encore le choix des titres pour ses toiles. «Les masques», «La Révolution», «La Médina», «Pacha», «Le nez», «La fête», «Le Seigneur», ces thèmes reflètent la multitude de sujets traités. Il se considère d’ailleurs comme artiste, une acception qui a, selon lui, une connotation beaucoup plus large. Sans se libérer totalement de l’influence de certains classiques, il déclare avoir un faible pour les grands peintres classiques comme Van Gogh, mais aussi pour Zoubeir Turki et d’autres classiques tunisiens et étrangers de la peinture. Bref, Aissa Ibrahim veut promouvoir une peinture à multiples horizons. Même s’il ne s’inspire que passagèrement du patrimoine, il traite également d’autres sujets d’une brûlante actualité.


 


O.W.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com