Avant l’A.G. de la F.T.F. : Un réajustement financier s’impose






Nous avons parlé dans un précédent article des rapports existant entre les clubs et les joueurs, tout en insistant sur ce qui doit changer dans les relations entre les deux parties.


 


Ces relations se limitent pour le moment au côté matériel qui constitue en fait une source de conflit permanent qui finit dans la majorité des cas devant la commission des litiges de la Fédération Tunisienne de Football.


Les joueurs sont devenus, de nos jours, très exigeants, leurs salaires et leurs primes de rendement ne sont plus supportables par les clubs qui continuent tout de même à se plier à ces exigences, tout en sachant que leurs budgets ne peuvent nullement supporter une masse salariale aussi importante que celle payée mensuellement par tel ou tel club.


C’est dans ce sens que les instances fédérales doivent intervenir, et c’est sur le chapitre relations matérielles entre les clubs et les joueurs que les amendements des règlements doivent avoir lieu.


En effet, il y va de l’intérêt du football tunisien et de la survie des équipes, que les règlements doivent prévoir une revue à la baisse des salaires des joueurs en plaçant surtout des balises qui plafonnent ces salaires à des proportions raisonnables et plus adaptées aux moyens financiers des clubs, particulièrement ceux de la Ligue I qui n’arrivent plus à suivre l’inflation que connaît le marché des joueurs.


La prochaine assemblée générale de la FTF doit impérativement se pencher de très près sur ce chapitre qui constitue un fardeau assez lourd pour les clubs et une source de conflit inévitable entre les deux parties.


Toujours dans le même esprit, il est évident que les entraîneurs soient royalement payés en Ligue I. Est-il concevable qu’un entraîneur de football perçoit un salaire moyen de 10 mille dinars par mois ? Un salaire qui dépasse de très loin celui d’un très haut cadre de l’état.


Là aussi des solutions doivent être proposées et des décisions doivent être prises afin de mettre un terme à ce fléau dévastateur pour notre football, et de ramener les salaires à leur juste valeur, ce qui ne sera que bénéfique pour le football tunisien qui souffre d’un professionnalisme très mal au point et qui a un besoin urgent de réajustement.


 

Mohamed HEDI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com