Leïla Menchari : Sur les traces de Didon





A l’occasion de l’attribution prochaine (le 14 octobre à Villa Didon) du «Prix du Didon d’Or» à notre Leïla Menchari nationale, directrice artistique à la maison française «Hermes», Mongi Loukil, président du jury a donné hier une conférence de presse à l’ATCE. Devant un parterre de journalistes, notre collègue et secrétaire générale du Prix Didon d’Or, Alya Hamza a passé en revue l’historique de cette distinction féminine qui a vu le jour en 1998 et qui se déroule tous les deux ans. La première édition a honoré à titre posthume la princesse des pauvres Aziza Othmana qui représente dignement l’esprit et la philosophie de Didon. Les cinq mille dinars ont été versés dans les caisses de l’hôpital qui porte son nom à la Kasbah. En 2000, le Didon d’Or est revenu à une institution créée par des femmes et pour les femmes, la chambre tunisienne des Femmes Chefs d’Entreprise (qui fête cette année son 10ème anniversaire et son accession à la présidence des femmes chefs d’entreprise mondiales que préside Leïla Khayyati). En 2002, le Didon d’Or a été décerné à Alya Babou, femme de culture et de communication. L’an 2004, le Didon d’Or n’a pas eu lieu et la session de ne pas avoir lieu. Pour cette année-là, M. Mongi Loukil, un mécène parmi tant d’autres et président d’un jury se réunissant tous les trois mois, et composé de dix membres (Houcine Fantar, un spécialiste de l’histoire de Tyr, l’éditeur Mohamed Ben Ismaïl, l’homme de théâtre Hichem Rostom, l’écrivaine Alya Mabrouk, l’autre écrivaine Azza Filali, la chanteuse Sonia M’Barek sans oublier un représentant de Tyr qui est l’ambassadeur du Liban chez nous) a voulu magnifier cette Didon de légende la reine des mers à travers notre Didon nationale Leïla Menchari. «Le prix féminin est créé pour les femmes. Etant un fan de Didon, réelle ou imaginaire, et de Carthage, beaucoup plus connue à l’époque que Tunis, et rayonnant dans le monde (d’où les 159 noms de Carthage et Carthagène de par la Terre) Didon nous intéresse et nous intéresse de perpétuer son image en lui rendant hommage à la femme qui le vaut bien par le sens de la créativité, de l’audace, de l’ingéniosité...», a notamment dit le patron de Villa Didon qui se veut — et derrière chaque grande femme un homme — dans le même sillage que le Tahar Haddad, Thaâlbi et les autres féministes. Pourquoi Leïla Menchari ? Réponse : «Nous avons eu cette année plusieurs candidatures. Le choix nous a été difficile et nous avons fini par prendre en considération Leïla Menchari. Une femme de culture, d’art, de littérature et comme je viens de le dire représente dignement l’esprit de Didon», a ajouté le président du Jury. Nos félicitations à l’héritière qui vit et fait les couleurs et vitrines de Hermes. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com