Zardari demande au Parlement de réduire ses pouvoirsSur les traces de Musharraf





Le Quotidien-Agences


Le nouveau président du Pakistan Asif Ali Zardari a demandé hier au Parlement de réduire ses pouvoirs constitutionnels, notamment ceux lui permettant de dissoudre l'Assemblée nationale et de démettre le gouvernement. 


Ces prérogatives avaient été réintroduites dans la Constitution par son prédécesseur, l'ex-général Pervez Musharraf, qui a démissionné le 18 août neuf ans après s'être emparé du pouvoir par un coup d'Etat militaire.


"Je demande au Parlement de former une commission rassemblant tous les partis afin de revoir" les dispositions constitutionnelles octroyant au chef de l'Etat notamment les pouvoirs de dissoudre les assemblées nationales et provinciales et de démettre le gouvernement, a déclaré le veuf de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, dans son premier discours devant le Parlement.


"Jamais dans l'Histoire du Pakistan un président n'a abandonné ses pouvoirs", a ajouté Zardari.


Leader de la majorité issue des législatives du 18 février, M. Zardari a été élu chef de l'Etat il y a moins de deux semaines à une large majorité des élus des deux chambres du Parlement et des quatre assemblées provinciales.


Entre-temps sur le terrain, un attentat-suicide à la voiture piégée a visé hier un convoi militaire dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, faisant six morts, trois civils et trois soldats, selon un porte-parole de l'armée pakistanaise.


Un enfant figure parmi les personnes décédées, tandis que cinq autres soldats ont été blessés, selon le commandant Murad Khan. Il a précisé que le convoi se dirigeait vers Miran Shah, la principale ville du Nord-Waziristan, dans la zone tribale frontalière de l'Afghanistan.

Les Etats-Unis estiment que les régions tribales semi-autonomes du Pakistan sont devenues des bases pour les talibans et les combattants d'Al-Qaïda impliqués dans les attaques contre les soldats de la force de l'OTAN en Afghanistan. Washington fait pression pour qu'Islamabad réprime l'extrémisme dans ces régions et a même mené des opérations unilatérales en territoire pakistanais, suscitant la colère du gouvernement.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com