Les occupations des jeunes durant Ramadan: Cuisine et télé pour les filles, sport et café pour les garçons !





Les grandes avenues sont continuellement bondées. Les cafés et salons de thé affichent archi-complets… L’animation bat son plein durant les soirées ramadanesques. De quoi satisfaire tous les goûts. Après la rupture du jeûne, plusieurs jeunes hantent les cafés et les salons de thé. Certains s’y rendent pour avoir leur dose de caféine et de nicotine après une journée d’abstinence. D’autres pour retrouver les amis, échanger quelques potins et jouer aux cartes… De l’autre côté, les filles semblent avoir d’autres préférences…


 


Tunis-Le Quotidien


Assil, élève de 16 ans, attend toujours la deuxième quinzaine de Ramadan pour sortir. «Après l’école, je fais de la musculation ou de la lutte. Une fois de retour, je prends un petit somme. Après la rupture du jeûne, j’aide un peu dans les tâches ménagères ensuite je reste avec ma famille. Nous regardons la télé ensemble, discutons, partageons de bons moments… Une habitude typiquement ramadanesque parce qu’en temps normal, nul n’a le temps pour ce genre de soirées ! Ensuite, je sors. J’habite en plein centre-ville et Tunis est très vivante la nuit durant Ramadan. Les sorties et les veillées sont dès lors très agréables. Les boutiques sont toutes ouvertes. Il y a beaucoup de mouvement. J’adore aussi faire un tour à la Médina. L’ambiance typiquement tunisienne m’a toujours fasciné. Le cas échéant, je reste avec les copains dans une salle de jeux, dans un café ou même en plein air.. Après une petite heure dehors, je rentre chez moi».


 


Haïfa, 14 ans, ne sort pas du tout durant Ramadan. La jeune fille profite pleinement de ses soirées en famille. «Après les études, je rentre illico. Je me repose un peu et je fais mes devoirs. Ensuite, j’aide ma mère. C’est moi qui prépare la salade et les briks. Je me charge aussi de préparer la table. Après la rupture du jeûne, je ne quitte pas la maison. Je passe toutes les soirées avec ma famille. Franchement, je trouve débile qu’on passe des heures dans un salon de thé pour se remplir les poumons de fumée de cigarettes et pour manger une minuscule friandise et payer une addition qui sent le brûlé en fin de compte. Ce genre de soirée relève de la frime à mon sens, sans plus ! Les filles qui sont privées de laisser transparaître leur charme durant la journée récupèrent doublement le soir. Pour ma part, j’arrive à peine à garder les yeux ouverts durant la soirée. D’ailleurs, après avoir regardé la télé, je vais dans ma chambre, je lis quelques versets coraniques et je dors», dit-elle.


 


Myriam, 14 ans, ne sort pas non plus. «Actuellement, nous rompons le jeûne à une heure tardive. Nous avons donc à peine le temps de manger et de débarrasser la table, faire la vaisselle et passer une petite soirée en famille. Et puis franchement, je ne suis pas vraiment tentée de sortir. Les sorties durant le mois saint ne me disent absolument rien. Je pense que Ramadan est une chance pour se réunir avec les membres de sa famille, pour se rapprocher de ses parents et pour effacer les malentendus. De plus, je suis plutôt casanière. Après l’Iftar, nous faisons la prière tous ensemble. Ensuite, nous restons devant la télé. Le programme est varié et il y a des choses très intéressantes à voir. Et puis ceux qui sortent ne vont généralement que dans les salons de thé qui se transforment en fumoirs. Je n’ai aucune envie de m’asphyxier».


 


Salim, étudiant de 23 ans, ne passe pas beaucoup de temps dehors. Après la rupture du jeûne, il aime rester avec sa famille. «Je passe mes journées à la faculté. Ensuite, je vais dans une salle de sport. Une fois de retour, j’aide un peu dans la cuisine. Après la rupture du jeûne, je regarde la télé avec les membres de ma famille. Les soirées ramadanesques ont un goût très spécial. On discute, on mange et on rit ensemble, on partage tellement de choses. Cela nous est difficile à réaliser en temps normal. Il m’arrive aussi de sortir. Je vais au café du coin avec les copains, on rigole un peu, on joue une partie de cartes… Mais dans tous les cas, je ne dépasse jamais une heure. Ensuite je rentre pour dormir. Après une journée de jeûne et de rythme accéléré, il faut bien que j’aie le droit au repos», dit-il.


 

Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com