Enseignement : Un emploi du temps sans heures creuses ?





Afin de lutter contre le phénomène de l’errance des élèves dans les rues, le ministre de l’Education et de la formation a annoncé son intention de  réviser la répartition des heures de cours dans les écoles et les lycées. L’objectif est d’obtenir un emploi du temps scolaire sans heures creuses. Que pensez-vous de cette idée ?


 


M. Néjib Mokhtar (Retraité) : « Il faut le faire ! »


 


«Cette mesure, nous l’avons toujours revendiquée! J’espère que les responsables du ministère de tutelle concrétiseront cette initiative car, sincèrement, devant les lycées, nous commençons à voir nos gosses faire des choses inimaginables voire choquantes. Allez voir dans les cafés, il y a plus d’élèves que d’adultes ! On reproche toujours aux parents leur démission alors que c’est l’école qui est responsable des élèves. Pour cela, je pense qu’il faut absolument réviser l’horaire scolaire. Le ministère doit trouver des solutions au problème des heures creuses. Quitte à aménager des espaces dans les établissements éducatifs que chaque élève sera obligé de rejoindre en dehors des cours. Je sais que beaucoup d’écoles et de lycées manquent d’espace. Je suis toutefois certain que les parents sont prêts à contribuer et à payer une cotisation pour remédier à ces lacunes. En fait, nous sommes prêts à payer de l’argent pour prémunir nos enfants des dérives et de la délinquance… »


 


* M. Hédi Ben Nacer (Fonctionnaire) : «Je vote pour ! »


 


« Il faut dire que le phénomène des heures creuses dans les écoles est un problème qui dure  depuis très longtemps. Ce qui dérange c’est que rien n’a été fait pour y remédier et cela malgré les appels des parents et même des spécialistes en sociologie qui affirment que la délinquance juvénile gagne du terrain parmi les élèves et qu’elle est due à l’absence de contrôle durant les heures creuses. Personnellement, je suis content car j’habite à deux pas de l’école de mes enfants. Pas d’heures creuses donc ! Je pense, en revanche, aux parents qui habitent loin du lieu où étudient leurs enfants. Pour cela je vote pour toute décision pouvant apporter des solutions. Il faut que les autorités prennent des mesures fermes. Qu’on le veuille ou pas, aujourd’hui, toute une génération est en train de s’«éduquer » dans la rue ! »


 


* M. Slaheddine Khlifi (Fonctionnaire) : «Assumer ! »


 


« J’ai entendu parler du projet. Espérons que l’initiative sera traduite par des actions concrètes. En attendant, je ne vais pas renoncer à mes habitudes de veiller sur les études de mes enfants durant l’année scolaire. En fait leur mère et moi-même, nous ne laissons rien au hasard. Le premier jour de la rentrée, première chose à faire c’est d’avoir des copies de l’emploi du temps de chacun d’entre eux. Question d’être toujours au courant de tout ce qu’ils font à chaque heure de la journée. Et étant donné qu’il n’existe pas d’école près de chez moi, j’ai choisi de les inscrire dans une école près du domicile de ma sœur. C’est leur tante, en fait, qui les suit. En fonction de leur emploi du jour, je téléphone d’un moment à l’autre à ma sœur pour voir si tout va bien. Comment voulez-vous qu’un parent ne s’inquiète pas alors qu’il voit devant les lycées des pseudos élèves, filles et garçons, donner par leurs comportements et leurs propos un très mauvais exemple de l’école ? On a peur. Les départements de tutelle doivent assumer leurs responsabilités ! » 


 


Propos recueillis par H.G




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com